Gémozac
Charente-Maritime · Nouvelle-Aquitaine
Retrouvez les églises de la sélection locale et accédez à leurs fiches pour consulter les horaires des messes.
Votre recherche de messe
1 église dans cette sélection
Ouvrez une fiche d’église pour voir les informations et les horaires disponibles.Églises et horaires des messes
1 lieu référencé
Choisissez une église pour ouvrir sa fiche et ses horaires.
Découvrir Gémozac
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Gémozac
Gémozac, commune de Charente-Maritime en Nouvelle-Aquitaine, doit son essor à la période médiévale, lorsque les moines augustins de l'abbaye de Madion, située dans la commune voisine de Virollet, entreprirent les grands défrichements forestiers de la forêt de La Lande. Ils édifièrent un monastère au XIIe siècle sur les bords de la Gémoze, auquel ils donnèrent son nom actuel. Le bourg fut fondé en 1163, date à laquelle la cure s'affranchit du prieuré de Mortagne-sur-Gironde.
Au tournant du XVIe siècle, Gémozac s'ouvre dès 1542 aux idées de la Réforme, ce qui en fait l'une des plus anciennes paroisses protestantes de la Saintonge. La prédication de l'Évangile par des personnes comme Bernard Palissy et le pasteur Hamelin y eurent un grand retentissement. Les guerres de religion qui débutent en 1562 n'épargnent pas la paroisse : le prieuré et le monastère sont détruits, tandis que l'église est fortifiée après avoir subi quelques dommages. Les protestants doivent attendre l'avènement d'Henri IV et la fin des hostilités en 1598 pour disposer d'un lieu de culte public. Un premier temple est édifié en 1599, détruit puis reconstruit quatre fois au cours de son existence.
La reconquête catholique facilita l'installation d'une communauté de religieuses, toujours à l'œuvre aujourd'hui, et permit la restauration de la façade occidentale de l'église Saint-Pierre, alors en mauvais état. Le retour de la paix entre catholiques et protestants ne prend effet qu'après la signature de l'édit de Versailles de 1787.
Toponymie de Gémozac
Le toponyme appartient à un type gaulois ou gallo-romain en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise désignant le lieu ou la propriété et qui a régulièrement donné la terminaison en -(i)ac dans les anciennes régions de la langue d'oc. Le nom désigne un vaste domaine gallo-romain issu du nom du premier propriétaire, en l'occurrence un certain Gemutius, anthroponyme non attesté, d'après une suggestion d'Albert Dauzat. Ernest Nègre préfère l'anthroponyme germanique Germodus, car il est attesté.
Patrimoine religieux à Gémozac
L'église Saint-Pierre de Gémozac est un édifice religieux de style composite qui intègre une structure de style roman saintongeais et des éléments gothiques. Elle est l'une des rares églises de la région témoignant de la transition entre les deux styles et est classée Monument historique depuis 1910. Certaines assises de petites pierres de taille allongées témoignent d'un édifice de la fin du XIe siècle ou du début du XIIe siècle. La nef fut reprise dans la seconde moitié du XIIe siècle et renforcée par des arcatures. Si la base du clocher est caractéristique de l'architecture romane, sa partie supérieure porte la marque du premier âge gothique. La flèche octogonale en pierre couronne une chambre des cloches dont les côtés présentent en alternance des baies simples et des baies géminées. Le mur nord et la façade furent refaits au XIXe siècle.
L'édifice est basé sur un plan en forme de croix latine. Il se compose d'une nef unique de quatre travées couverte d'une voûte en berceau brisé, refaite au XVIe siècle. Les croisillons sont couverts de coupoles : le croisillon nord par une coupole sur trompes, le croisillon sud par une coupole sur pendentifs. Les deux bras du transept sont prolongés par des absidioles, dont la plus ancienne, du XIIe siècle, forme un hémicycle voûté en cul de four. Le chevet plat du XIIIe siècle, percé d'un triplet, témoigne de l'influence cistercienne sur l'architecture de l'époque.
Le temple protestant, basé sur un plan rectangulaire, s'inspire de l'architecture néo-classique. Quatrième temple bâti dans la commune, il doit son édification au diacre Pierre Jônain, qui se porte acquéreur du terrain en 1840. Les plans sont confiés à Victor Fontorbe, architecte de l'arrondissement de Saintes. Les travaux débutent en 1843 et le temple est consacré le 30 septembre 1845.
Carte des églises
OpenStreetMapLes fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.
Signaler une erreur
Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.




