Genlis
Côte-d'Or · Bourgogne-Franche-Comté
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Genlis
Genlis, commune de Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté peuplée de 5 165 habitants, possède une histoire ancienne attestée par l'archéologie et les textes. L'occupation du site remonte aux Romains, avec un poste retranché qui serait le point de départ d'une voie dite Chemin des Romains reliant Genlis à Arceau. En 1973, une villa gallo-romaine est découverte par prospection aérienne, à l'intérieur d'un castrum reconnu grâce à ses tours d'angle et à sa double enceinte. Au début des années 1990, les travaux d'aménagement de l'autoroute A39 mettent au jour aux lieux-dits « le Johannot » et « la Borde » un village mérovingien comportant vingt-neuf constructions rectangulaires semi-enterrées, dites « fonds de cabanes », datées du VIIe siècle.
La première mention écrite de Genlis date approximativement de 866, sous la forme Finis Genliacensis (finage de Genlis), dans les chroniques de Saint-Bénigne, à l'occasion d'un placite public tenu à Lux. Une seconde mention, vers 1060, évoque Berno de Genlis, propriétaire fermier (villicus) donnant à Saint-Pierre de Bèze une propriété au village disparu de Coriant. De la période féodale jusqu'à la Révolution française, le territoire de Genlis porte le titre de seigneurie, vavassorie du marquisat de Mirebeau, qui dépendait du duché de Bourgogne.
Toponymie de Genlis
En 867, Genlis s'écrit Gediacensis finis, dont l'origine vient peut-être du nom d'un Gallo-romain appelé Aegidius ou Genelius, l'ancêtre du prénom Gilles. Différents cartulaires (Saint-Bénigne, Tart, Clairvaux, Cîteaux) et chroniques (Bèze, Saint-Bénigne) renseignent sur l'évolution du nom : Getliacus, Gilniacensis finis en 868, Janlint vers 1060, Genleium en 1132, Genleio en 1180, Janly en 1498, Janlis en 1637, Jenlis en 1666, Jeanly en 1728. La forme Genlis est définitivement adoptée à la fin du XVIIIe siècle.
Patrimoine religieux à Genlis
Au XVIIIe siècle, l'abbé Courtépée, dans sa Description générale et particulière du Duché de Bourgogne, rapporte que, sous l'ancien régime, Genlis était une paroisse du diocèse de Chalon-sur-Saône, archiprêtré de Mailly, vocable de Saint-Martin et patronage du prieuré de Saint-Vivant. La présentation aux cures de Genlis et de Mailly relevait du Grand Prieur de Saint-Vivant-sous-Vergy depuis le XIIe siècle.
La première église de Genlis, du vocable de Saint-Martin, remontait probablement au XIIe siècle. Sur son flanc méridional s'élevaient des chapelles : la chapelle Saint-Antoine, connue par un acte du 11 février 1367 dans lequel Guillaume de Vergy consent à la fondation d'une chapellenie ; et la chapelle Saint-Claude, datant peut-être du XVIe siècle, à la nomination du seigneur. En mai 1756, l'édifice menace de s'écrouler ; le culte est proclamé dangereux le 5 août 1841. La vieille église est démolie en 1849.
La nouvelle église Saint-Martin est construite entre 1847 et 1849. La première pierre est posée le 25 avril 1847, sous le règne de Louis-Philippe Ier et le pontificat de Pie IX. Le 12 novembre 1849, François Victor Rivet, évêque de Dijon, bénit l'édifice. Parmi le mobilier figure le groupe statuaire La charité de saint Martin, monument historique classé le 15 juin 1971, daté de la deuxième moitié du XVe siècle. Cinq cloches occupent le clocher, dont un bourdon de 1 150 kg, et trois cloches baptisées Perrine Marie (650 kg), Julie Anatolie Alice (460 kg) et Paule (300 kg), bénites en 1899. Les orgues sont installés le 4 janvier 1857.
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