Gien
Loiret · Centre-Val de Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Gien
Gien, commune du Loiret en région Centre-Val de Loire, compte 13 387 habitants. Des traces d'occupation préhistorique ont été découvertes à Gien-le-Vieux, qui fut probablement un centre d'échanges entre cultivateurs carnutes et forgerons éduens, puis un village gallo-romain. Le site devient une paroisse au haut Moyen Âge, lorsque saint Pérégrin, évêque d'Auxerre (258-304), y fonde l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. En 596, le règlement de saint Aunaire, évêque d'Auxerre (572-605), inclut Gien dans les trente principales paroisses du diocèse. En 760, Pépin le Bref y fait halte avant de combattre les Aquitains. Charlemagne autorise la construction d'une motte fortifiée à l'emplacement du château actuel. En 1199, Philippe Auguste rattache Gien au domaine royal. En 1246, du temps de saint Louis, un premier pont de pierre est construit. Après la délivrance d'Orléans en 1429, Jeanne d'Arc convainc à Gien le dauphin Charles de se rendre à Reims pour se faire sacrer roi. En 1481, Louis XI donne le comté en apanage à sa fille Anne de Beaujeu, qui fait reconstruire le château entre 1494 et 1500.
Toponymie de Gien
Le nom de la ville est écrit sous la forme Giomum au VIe siècle. Elle remonte vraisemblablement à un prototype gaulois Giamo-magos, « marché d'hiver ».
Patrimoine religieux à Gien
L'ancienne église du château, d'abord placée sous le vocable de Saint-Étienne puis sous celui de Saint-Pierre après la suppression de la paroisse de Gien-le-Vieux, est reconstruite à plusieurs reprises, dont en 1832 par François Pagot. Sa nef et son chœur sont détruits en 1940 pendant la Seconde Guerre mondiale. Le clocher du XVe siècle est inscrit à l'inventaire des monuments historiques le 25 septembre 1940. La reconstruction est dirigée entre 1950 et 1954 par Paul Gélis, architecte en chef des Monuments historiques. La nef est reconstruite en brique rose avec des dessins de briques noires, des piliers ronds bagués de chapiteaux en terre cuite séparant la nef des bas-côtés. La partie reconstruite est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis le 7 septembre 2001. L'église porte depuis 1954 le vocable de Sainte-Jeanne-d'Arc. Saint Genou était traditionnellement honoré à Gien, où existait une chapelle Saint-Genou ou Saint-Genoulph au nord de la ville dans le faubourg des vignerons, à côté de laquelle les capucins avaient une maison. Vers le XIIIe siècle, il existait près de la ville un prieuré Saint-Fiacre de la Fontaine, dont le prieur était nommé par le prieuré de Flotin. La collégiale Saint-Laurent, réunie en 1485 au chapitre de la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre par l'évêque Jean Baillet, abritait les reliques de sainte Felicule Vierge ; rebâtie en partie avec l'aide de la princesse Anne, elle bénéficia d'indulgences accordées en 1486 et d'un jubilé concédé par le pape Innocent VIII. L'église Saint-Louis, construite au XIXe siècle, fut également détruite en 1940.
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