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Guilligomarc’h

Finistère · Bretagne

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Guilligomarc'h

Guilligomarc'h est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 797 habitants. Guele Coumarho au puis Guelegomarch. Le nom de la commune est d'origine bretonne. Son nom, en breton, est Gwelegouarc'h, prononcé.

Il associe les termes gwele (clan) et Comarc'h. Comarc'h est une évolution du prénom Conmarc'h ou Cynfarch en gallois et signifie « le guerrier à cheval ».

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Guilligomarc'h relevait de la seigneurie de la Roche-Moisan (en Arzano), de la sénéchaussée d'Hennebont, du doyenné de Kemenet-Héboé, et du diocèse de Vannes. Une enceinte médiévale a été identifiée à Castel-Bruillé, à au nord-nord-est du bourg. En 1790, la paroisse est érigée en commune dépendant du canton d'Arzano, du district de Quimperlé et du département du Finistère. Bien qu'appartenant historiquement au Broërec, la commune fut rattachée canoniquement au diocèse de Quimper en 1801 au moment du Concordat. Arzano, Guilligomarc'h et Rédené sont les trois paroisses du diocèse de Vannes, donc parlant le vannetais, rattachées au département du Finistère.

Le 3 frimaire an III (23 novembre 1794) Cabon, curé constitutionnel de Guilligomarc'h, fut assassiné par des Chouans de l'Armée catholique et royale venus de la forêt de Pontcallec, jugé coupable, aux yeux des chouans, « d'avoir conduit lui-même les gendarmes, de jour et de nuit, à la poursuite de l'ancien recteur [ réfractaire ] de Guilligomarc'h, Le Guennec, signalé errant dans les environs ». Jacques Cambry écrit que « les communes d'Arzano, de Quérien [Querrien] et de Guilligomarc'h, éloignées du chef-lieu du district, voisines du pays qu'habitent les chouans, sont dans un état de terreur et de dénuement qui ne leur permet pas de manifester le patriotisme que les autres communes ont démontré: avec quelles difficultés, d'ailleurs, peuvent pénétrer dans ces pays sauvages les principes, base de la Révolution: pas un individu ne sait la langue française. Il n'est pas d'état plus funeste, plus déplorable que celui de ces malheureux. S'ils obéissent aux lois républicaines, on les poignarde; refusent-ils de s'y prêter, on les met en prison. Une force armée les protège; mais c'est la nuit qu'on assassiné, et les soldats ne peuvent être sur tous les points d'un canton vaste, coupé de bois, de fossés, de rivières ». En mars 1799 sept habitants de Guilligomarc'h furent appréhendés par une colonne mobile « comme prévenus de chouannage, de vols, et inspirant la terreur dans la commune qu'ils habitent »; certains furent traduits devant une commission militaire, d'autres devant le jury de Quimperlé. Pendant la monarchie de Juillet, la municipalité de Guilligomarch refusa de voter les fonds nécessaires à la création d'une école en application de la loi Guizot, « attendu que le mauvais état des chemins et la distance des villages au lieu central ne permettent pas aux cultivateurs d'y envoyer leurs enfants qui passeraient plus de temps dans le voyage qu'à l'école même ». Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Guilligomarc'h en 1843

Selon un document déposé au Corps législatif 106 des 120 conscrits de Guilligomarc'h pour la période allant de 1858 à 1867 ne savaient ni lire ni écrire. En mai 1878 le conseil municipal de Guilligomarc'h émit le vœu que « la direction de l'école des garçons fut confiée à un instituteur laïque » et « qu'il y eût dans la commune une école de filles confiée, si cela était possible, à la femme de l'instituteur », ce qui fut contesté devant le Conseil d'État par une religieuse du Saint-Esprit, sœur Euphémie, qui assurait jusque-là l'enseignement. En 1890 la municipalité de Guilligomarc'h demanda la création d'une foire annuelle au hameau de Saint-Éloi, ce qui fut accepté par le Conseil général du Finistère et celui du Morbihan en 1893. En juillet 1902 le Conseil d'arrondissement de Quimperlé se fait l'interprète de l'émotion soulevée dans tout l'arrondissement par la fermeture des écoles confessionnelles de Clohars-Carnoët, Querrien, Locunolé, Tréméven, Arzano et Guilligomarc'h, décidée par le gouvernement Combes; il « proteste énergiquement contre une mesure contraire aux vœux exprimés par les conseils municipaux et devant avoir pour effet de laisser un grand nombre d'enfants privés d'instruction ». Le 9 mars 1906 les habitants de Guilligomarc'h empêchèrent l'inventaire des biens d'église de la paroisse en s'opposant à l'entrée dans l'église des agents du gouvernement. Le monument aux morts de Guilligomarc'h porte les noms de morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; la plupart sont décédés sur le sol français; quatre au moins sont décédés en Belgique dont trois dès l'année 1914 (Mathurin Gouic, Joseph Hélou et Jacques Neve); Jean Piquet est mort en captivité en Allemagne; deux au moins sont morts en mer (Joseph Allanic et Yves Inquel; ce dernier était matelot à bord du croiseur cuirassé Léon Gambetta torpillé par le sous-marin autrichien U5 le 14 avril 1915). '' annonçant le programme des fêtes locales de Guilligomarc'h en 1938. Le journal L'Ouest-Éclair écrit en 1936

Le monument aux morts de Guilligomarc'h porte les noms de mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont Jean Inquel, mort des suites de ses blessures le 30 mai 1940 à Boulogne-sur-Mer et Jean-Louis Le Mentec, mort des suites de ses blessures le 5 juin 1940 à Zuydcoote (Nord), tous deux lors de la Débâcle; deux soldats (Noël Guéguen et Jean André) sont morts dans les Ardennes en 1940; Lucien Boudic, Raphaël Montagner et Jean Piquet, résistants ont été faits prisonniers et exécutés par les Allemands le 3 juillet 1944 à Guilligomarc'h. Le journal Le Matin écrit le 12 novembre 1942 que « le curieux pardon des chevaux de Guilligomarc'h s'est déroulé, comme de coutume, en présence d'une affluence considérable. Près de trois cents cavaliers étaient rassemblés devant l'église pour la bénédiction de leur monture » La nouvelle mairie de Guilligomarc'h a été inaugurée le 3 juillet 1980 en présence de Marc Bécam, secrétaire d'État aux collectivités. En juin 2019 l'ancienne mairie, révovée comme bâtiment communal, a été baptisée Ty an Holl Jean-Louis Le Mentec.

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