Hagondange
Moselle · Grand Est
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Hagondange
Hagondange, commune de Moselle en région Grand Est, peuplée de 9 321 habitants, dépendait sous l'Ancien Régime de la province des Trois-Évêchés, plus précisément du Val de Metz, et appartenait au chapitre de la cathédrale de Metz. Revendiqué par le Luxembourg, le village fut incendié, pillé et dévasté en 1517, puis demeura luxembourgeois jusqu'au traité des Pyrénées de 1659 ; les armoiries du duché de Luxembourg figurent d'ailleurs encore sur le blason communal.
En 1790, Hagondange devient un village du nouveau département de la Moselle. En 1817, on y dénombre 275 habitants répartis dans 45 maisons. Le Traité de Francfort de 1871 consacre la défaite française face à la Prusse et rattache Hagondange à l'Empire allemand : la commune est alors rebaptisée Hagendingen. Après la Première Guerre mondiale, Hagendingen redevient Hagondange. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'annexion de facto marque durement les esprits : germanisation des noms et prénoms, interdiction de la langue française, mise sous surveillance puis expulsion d'une partie du clergé catholique. La commune est libérée le 7 septembre 1944.
Toponymie de Hagondange
Le nom dérive d'un anthroponyme germanique Ingoald ou Ingold suivi du suffixe -ing (« appartenant à, venant de, descendant de »), francisé administrativement en -ange. Les formes anciennes attestées sont nombreuses : Hagelinga en 795, Angoldenges en 1128, Angodange en 1179, Engeldingen en 1473, Dagondenges en 1484, Hautgondange en 1772-1774. En lorrain roman, on disait Augondange et Haugondanche ; en francique lorrain, Hoendéngen et Hoendéng ; en allemand, Hagelingen puis Hagendingen durant les périodes 1871-1918 et 1940-1944.
Patrimoine religieux à Hagondange
Le patrimoine religieux conserve la mémoire d'édifices anciens et témoigne du renouveau bâti du XXe siècle. La tour du guet, clocher roman du XIIe siècle, est l'unique vestige de l'ancienne chapelle romane Saint-Paul, détruite en 1972 ; elle servait également de clocher à une ancienne église rue Jeanne-d'Arc, également disparue.
L'église du Cœur-Immaculé-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie du Centre, élevée en 1952, abrite des vitraux d'Emmanuel Siminger, peintre-verrier à Montigny-lès-Metz, qui représentent le chemin de Croix ; on y conserve également un orgue ainsi qu'une maquette de l'édifice.
L'église Saint-Jacques-le-Majeur d'Hagondange-Cité, construite en 1950, présente une sculpture intitulée La Résurrection, œuvre de Philippe Kaeppelin, des vitraux dus à l'artiste peintre expressionniste Maurice Rocher, ainsi qu'un orgue.
À ces lieux de culte catholiques s'ajoutent d'autres édifices confessionnels qui composent le paysage religieux local : un temple protestant réformé situé impasse du Temple, construit en 1913 sur l'emplacement d'un ancien hangar à locomotives à vapeur, et une synagogue rue Henri-Hoffmann, érigée entre 1962 et 1966, devenue lieu culturel inauguré le 8 juillet 2013, avec un cimetière israélite créé en 1970.
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