Jouy-sur-Morin
Seine-et-Marne · Île-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Jouy-sur-Morin
Jouy-sur-Morin, commune de Seine-et-Marne en Île-de-France, est occupée depuis l'Antiquité. Son territoire était traversé sur ses hauteurs par la voie romaine reliant Lutèce (Paris) à Durocortorum (Reims), la V.R.13 par Calagum, commune voisine de Chailly-en-Brie. Des fragments de poteries communes gallo-romaines ont été retrouvés sur le site du Moulin des Ramonets en fouilles archéologiques subaquatiques. Le nom même de « Ramonets » est directement lié à la présence romaine : un chemin dit des « Romanets » quittait autrefois la voie romaine, suivait la rue de la Michée qu'enjambe le Pont des Romains, et franchissait le Grand-Morin au gué du Moulin des Ramonets avant de gagner le hameau de Montigny. D'autres traces de l'occupation romaine ont été découvertes à faible distance de la voie : trésor monétaire, sépulture contenant un fragment de meule à grains gallo-romaine. Le vici local suit le destin de la cité des Meldes, rattachée à partir de 303 à la province de la Lyonnaise IV dont le gouverneur était à Sens, et ce jusqu'à la fin de l'Empire et l'expansion franque.
Au Moyen Âge, la localité est située entre les commanderies templières de Coulommiers et La Ferté-Gaucher, templiers qui seront remplacés de force par les Hospitaliers. En 1180, la cure est donnée par bulle papale d'Alexandre III, longtemps réfugié en France, aux chanoines de la cathédrale de Meaux. La seigneurie appartenait d'abord à l'abbesse de Faremoutiers, ancienne abbaye royale très importante au Haut-Moyen Âge ; ses vassaux châtelains de Jouy seront d'abord les Châteauvillain jusqu'en 1310. Le village fait alors partie, comme tout l'est de la Brie, du comté de Champagne, jusqu'à la réunion du comté au domaine royal en 1284. Puis, à l'époque de la guerre de Cent Ans, les La Grange prendront la suite de la seigneurie. En 1578, le bourg est fortifié dans le contexte violent des guerres de Religion. De 1478 à 1780, les châtelains de Jouy seront la famille des De Bonneval, parfois orthographiés « seigneurs de Jouy sur Morain en Brie » dans les chroniques paroissiales.
Toponymie de Jouy-sur-Morin
Le nom de la localité est mentionné sous les formes Joy en 1112 ; Ecclesia Sancti Petri de Goy en 1145 ; Joi en 1154 ; Joy suz Morain en 1281 ; Joy saur Morain en 1284 ; Johi en 1326 ; Jouy sous Morin en 1700. Il s'agirait du « domaine de Gaudius », nom de personne chrétien, issu du bas latin gaudia qui a donné joie en français. Il est suivi du suffixe -acum d'origine celtique qui marque la propriété. Le nom latin était « Gaudiacus », dont l'interprétation peut être double, puis devient « Johi » ou « Joy » au milieu du Moyen Âge.
Patrimoine religieux à Jouy-sur-Morin
L'attestation toponymique Ecclesia Sancti Petri de Goy, datée de 1145, témoigne de l'ancienneté de l'inscription religieuse de la localité dans les sources médiévales. La cure de Jouy fut donnée en 1180, par bulle papale d'Alexandre III, aux chanoines de la cathédrale de Meaux. Sous l'Ancien Régime, Jouy-sur-Morin appartenait administrativement au diocèse de Meaux et au doyenné de La Ferté-Gaucher, dans le cadre de l'administration ecclésiastique de l'époque. L'église paroissiale est l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul : sa nef abrite une plaque commémorative aux mobilisés morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale, portant 70 noms, en complément du monument aux morts laïc de la commune.
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