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La Ferté-Alais

Essonne · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de La Ferté-Alais

Le premier seigneur connu de la cité est un roi de Francie occidentale, grand-père d'Hugues Capet, qui fit construire au début du Xe siècle des forteresses dans les vallées, alors appelées fertés, pour protéger Paris des attaques des Normands. La commune, alors sous la garde d'un certain Baudoin, prit le nom de La Ferté-Baudoin. Deux paroisses coexistaient : Notre-Dame pour la forteresse et Saint-Pierre pour les faubourgs. Vers 1095, la paroisse Notre-Dame fut donnée à l'abbaye de Morigny, bénédictine, relevant du diocèse de Sens, avec la charge d'y établir un prieuré. En 1112, la contrée fut élevée en châtellenie. En 1127, le nom évolua en hommage à la comtesse Adélaïde de Rochefort. Au XIIIe siècle, Saint-Louis acquit la châtellenie, rattachée alors au royaume de France. Durant la guerre de Cent Ans, la région fut dévastée et le château ainsi que les remparts, pourtant équipés de murs épais de douze mètres, furent rasés en 1358. Au cours du mois d'avril 1429, Jeanne d'Arc, sur le chemin d'Orléans, traversa la commune. La cité fut ravagée au cours des guerres de religion du XVIe siècle, puis à nouveau lors de la Fronde au XVIIe siècle. En 1791, la paroisse de Saint-Pierre fut définitivement rattachée à celle de Notre-Dame et l'église fut vendue pour mille six cents livres.

Toponymie de La Ferté-Alais

Le nom de la localité est attesté sous les formes Firmitas, Firmitas Aalipdis, Firmitas Adelaidis, Ferte vers 1091, Firmitas Balduini, la Ferté Baudouin au XIIe siècle du nom de son seigneur au XIe siècle, puis apud Feritatem Alisie en 1266 et la Ferté Aales vers 1263. La forme La Ferté-Alais s'impose dans le Bulletin des lois de 1801 et devient la seule graphie utilisée à partir de 1845. Le premier élément Ferté- s'explique par l'ancien français ferté au sens de « forteresse », de même étymologie que la forme savante « fermeté », tous deux issus du latin firmitas, firmitate « lieu fortifié », en référence au château qui commandait autrefois la vallée. Le second élément Baudoin fut remplacé en 1127 par celui d'Alais, forme populaire d'Adélaïde, en hommage à la dame du lieu, Adélaïde de Rochefort.

Patrimoine religieux à La Ferté-Alais

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, seul édifice classé au titre des monuments historiques, fut construite entre 1114 et 1167 dans un style gothique et inscrite depuis 1862. Elle prend son origine dans la chapelle seigneuriale remaniée de 1114 à 1130. En 1883, après avoir été visitée peu auparavant par Eugène Viollet-le-Duc, elle fut classée monument historique. Du Moyen Âge à La Ferté-Alais subsistent également les ruines de l'église Saint-Pierre, construite à la fin du Xe siècle, ainsi que le prieuré de l'abbaye de Morigny, le porche de la cour de l'Ange du XIVe siècle et les vestiges des anciens remparts du château du XIIe siècle. En 1891, une chapelle commémorative fut construite dans la commune. La municipalité acquit les ruines de l'église Saint-Pierre en 1997 pour les réhabiliter.

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