Lacroix-sur-Meuse
Meuse · Grand Est
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Lacroix-sur-Meuse
Lacroix-sur-Meuse est une commune de Meuse, en Grand Est, qui compte 670 habitants. En 940, 962, 1015, 1047, 1061: (Ad Crucem) dans le cartulaire de Saint-Paul de Verdun. En 952, Bérenger, évêque de Verdun, donne aux bénédictins de l'église de Lacroix (Ad curtem Ecclesiam unam) pour la fondation de l'abbaye de Saint-Vannes.
En 968, l'évêque Thierry de Metz confirme à l'abbaye Sainte-Glossinde ses droits sur la moitié du village de Lacroix-sur-Meuse. Ces mêmes droits sont reconnus le 12 mai 1433, à la Croix même dans les plaids-annaux, tenus par dame Isabelle de Randek, abbesse de Sainte-Glosside, accompagnée de Catherine Layne, Marguerite de Varise et Isabelle d'Ex, religieuses de son monastère, en présence de l'abbé de Saint-Mihiel.
En 1838, lors du creusement d’une carrière sur le territoire communal, sont découverts une épée « gauloise », des torques à tampons du début du second âge du Fer. Pour la période de l'âge du fer (connaissance de la vallée de la Meuse du et ), dans le cadre de l'archéologie préventive mise en place en 2002 lors de la construction de la ligne TGV-Est, il est découvert à Lacroix-sur-Meuse au lieu-dit les Battants: la petite Lochère, une nécropole à enclos de l'âge de fer (Hallstatt/terre ancienne: fouilles effectuées en février 2003 par l'INRAP). Cette nécropole de tumuli livre une quarantaine de sépultures dont une dizaine présentent les vestiges de monuments funéraires matérialisés par des enclos fossoyés. Les torques et bracelets en bronze accompagnant les défunts attestent la présence d'une population aisée. Cette fouille constitue un référentiel scientifique des plus importants. Près de cette nécropole, il est également découvert des traces d'habitat de faible densité implantés en bordure d'un ancien chenal de la Meuse. C'est d'ailleurs dans le comblement supérieur de ce paléochenal qu'a été exhumée une grande épingle en alliage cuivreux datée du Bronze moyen, élément de parure funéraire le plus ancien du gisement et de localisation la plus occidentale connue à ce jour (exposée au Musée des beaux-arts et d'archéologie de Châlons-en-Champagne). À la période gallo-romaine, le diverticule de Verdun à Soulosse, venant de Troyon, traversait Lacroix-sur-Meuse. À deux kilomètres avant l'arrivée de ce chemin dans le village, au lieu-dit Selouse, des substructions antiques sont reconnues. Au lieu-dit Jossecourt aurait existé une villa ou métairie, sur l'emplacement de laquelle sont exhumés en 1840 des tombeaux renfermant des armes en fer oxydé, sans doute de l'époque franque. Au lieu-dit Cimetière de Domremy, près du ruisseau au lieu-dit Rue du Moulin, à au nord du village, est trouvé en 1812 un grand bronze de Lucius Aelius et, en 1843, un grand bronze de Postume surfrappé sur monnaie de Trajan. En 1879, lors des travaux de canalisation de la Meuse, sont découvertes, entre Lacroix et Troyon, quinze monnaies romaines, dont un grand bronze de l'empereur d'Antonin le Pieux, quatre moyens bronzes de Germanicus, Domitien, Marc Aurèle, Faustine la Jeune, et dix petits bronzes de Claude II le Gothique, Constantin, Constantin II, Valentinien, Valens, qui sont déposés au Musée de Verdun (L.II.133). La commune de Lacroix-sur-Meuse dont les habitants se nomment les Lacruxiens; avant 1790, pour le temporel, elle faisait partie du Barrois non mouvant, du bailliage de Saint-Mihiel, justice seigneuriale; pour le spirituel, elle faisait partie du diocèse de Verdun, archidiaconé de la Rivière, doyenné de Saint-Mihiel. Sa seigneurie a pour origine l’une des quatre baronnie-pairie de l’évêché de Verdun, les alliances entre les familles des nobles du Saint-Empire, du duché de Bar et de Lorraine, du royaume de France. On remarque également que Lacroix-sur-Meuse était un bien indivis des abbayes de Saint-Maur-et-Saint-Paul de Verdun, de l'abbaye de Saint-Mihiel. Ancien chef-lieu d’une baronnie considérable et l’un des plus grands fiefs de l’évêché de Metz, ce fut un de ceux que l’évêque Étienne de Bar mit sous son obéissance en l’an 1140. Jean IV Aspremont 3 Merlettes: né vers 1384 (Son père Robin d’Aspremont), émancipé et hors tutelle, seigneur de Haraucout, Louppy, Germiny, Chauvirey, sénéchal de Lorraine et du Barrois, bailli de Saint-Mihiel; il achète la seigneurie de Génicourt vers 1400, qui en 1487 passera dans la famille Apremont pour acquêt. Sa terre familiale sera Remenoncourt près de Revigny et achète en 1415 la forteresse de Marcheville-en-Woïvre à Hans de Winchelin. Il y résidait souvent et se partage entre Marcheville, Saint-Mihiel et Apremont où il possédait une maison et pour laquelle il rendait hommage à Hue D’Autel. En premières noces, il épouse Nicolle de Thiaucourt, en 1400, sans hoirs.
Patrimoine religieux à Lacroix-sur-Meuse
Il a appartenu au comte d'Hannonville et fut construit avec l'autorisation de Charles III de Lorraine, par Perrin de Savigny, gentilhomme de sa chambre. Il comportait un pont-levis, des tours, des fossés, un colombier. Une partie de ce château servit de mairie et d'écoles.
À l'heure actuelle, après les démolitions de 1792 et les destructions de la Grande Guerre de 1914-1918, il ne reste qu'une tour autour de laquelle est construit le presbytère. La construction en fut décidée par le conseil municipal en 1835-1836 dont le maire était Charles Leloup avec l'approbation du comte d'Arros, préfet de la Meuse. La fontaine fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 31.
La basse Fontaine: Ce lavoir a été construit en 1860 en même temps que la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste. Sa source se situait déjà sous l’ancienne église du de style roman qui avait été construite au-dessus de la fontaine Saint-Jean (probablement par Ursion de Watronville, quarante-cinquième évêque de Verdun de 1129 à 1131). Il a été réalisé afin d’améliorer les conditions d’accès à l’eau et de faciliter la tâche des lavandières.
L'ancien cimetière situé près de l'église étant trop petit à la suite de l'épidémie de choléra de 1830, il est construit en 1835, rue du château à la sortie du village, son portail d'entrée en style gothique en pierre de taille.
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