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Largentière

Ardèche · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Largentière

Largentière, commune de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, fut initialement nommée Segualeriæ (Ségualières) jusqu'au XVIIIe siècle. La cité doit son nom actuel à des mines de plomb argentifère qui furent au centre de conflits incessants entre les comtes de Toulouse et les évêques de Viviers qui les exploitèrent.

Le passage des troupes de Simon de Montfort y est attesté en novembre 1213. La cité fut une ancienne propriété des évêques de Viviers, barons de Largentière, et garde de ce passé un patrimoine architectural ancien : la cité médiévale, le château et l'église gothique Notre-Dame-des-Pommiers du XIIIe siècle.

En 1562, les protestants de la famille de Montbrison à Versas saccagent le cloître des Récollets. Joachim de Beauvoir du Roure, seigneur de Brison, qui descend de cette famille, est le chef des huguenots du Vivarais et participe à de nombreux conflits dans la région.

Toponymie de Largentière

Le nom de la commune est une variante d'Argentière, avec le sens de mine d'argent ou de minerai argentifère. La commune s'appelle L'Argentèira en vivaro-alpin (graphie classique) et L'Arjanteirà en graphie bonnaudienne.

Patrimoine religieux à Largentière

L'église Notre-Dame-des-Pommiers, datée du XIIIe siècle, est de style gothique. Sur sa chaire en pierre est gravée une inscription en occitan datée de 1490 : hieu Pierre Guarnier de Colens ay donat aquesta chadiera al convent.

La cité conserve également la chapelle de l'Immaculée-Conception de Ginestet. Les remparts de la cité médiévale remontent au XIIe siècle ; des cinq portes donnant jadis accès à la ville, seule la porte des Récollets demeure en usage. Elle prit ce nom à partir du XVIIe siècle, anciennement dite du Mazeau (c'est-à-dire de l'abattoir, masèl en occitan), et disposait jadis d'éléments défensifs : pont-levis et vantaux.

La Maison à l'étoile rappelle qu'au XIIIe siècle Largentière abritait une colonie juive : en 1284, à Villeneuve-de-Berg, le juif Jacobi de Lunel, habitant de Largentière, accueillait dans sa maison les acteurs d'un accord passé entre les abbés de Cruas et de Mazan. La clé de l'arcature supérieure de la façade présente deux triangles équilatéraux entrecroisés, formant l'étoile de David.

Le château de Fanjau fut construit au début du XIIIe siècle par le comte de Toulouse sur des terres appartenant à l'évêque de Viviers ; en 1210, l'évêque donne le château en fief au comte qui jure fidélité et s'engage à protéger l'évêché de Viviers et ses biens.

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