Les Arcs
Var · Provence-Alpes-Côte d'Azur
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire des Arcs
La présence humaine sur la commune des Arcs remonte à la Préhistoire : des fouilles dans les marais du Thouar ont mis au jour les traces de deux cabanes datant de l'âge du bronze, et vers 900, un habitat permanent a été retrouvé dans un milieu plus sec. À l'époque romaine, des sépultures et cimetières ruraux ont été relevés sur la commune, et une villa gallo-romaine subsiste au quartier Saint-Pierre, dite villa des Laurons.
Au XIe siècle, en 1038, est construite l'abbaye de la Celle-Roubaud. Au XIIe siècle, la famille de Villeneuve, venue de Catalogne, garde la seigneurie jusqu'au XVIIe siècle et fait édifier le château par Arnaud II de Villeneuve. Le XIIIe siècle voit s'élever le donjon dit « Tour Sarrasine », et c'est en 1201 que Géraud de Villeneuve, premier seigneur des Arcs, s'établit au château. Sainte Roseline naît en 1263. En 1612, la baronnie devient un marquisat par la grâce de la reine Marie de Médicis, en faveur d'Arnaud de Villeneuve de Bouliers. Le château est détruit pendant la Révolution sur ordre de Barras, mais la tour est sauvée par son secrétaire, Victor Grand, originaire des Arcs.
Toponymie des Arcs
L'antique Castrum de Arcubus (château des Arcs) fait référence aux arches d'un pont, comme ses homonymes Arcs, Ars, Arques ou Arches. En 1010, la forme attestée est Arcos. En provençal, selon la graphie mistralienne, on écrit Leis Arc, mais aussi Lous Arc. Frédéric Mistral explique que le toponyme provient « d'un ancien pont sur lequel la Voie Aurélienne franchissait l'Argens ».
Patrimoine religieux aux Arcs
Dans le quartier médiéval du Parage subsiste l'église Notre-Dame, connue aujourd'hui sous le nom de chapelle Saint-Pierre : église romane qui abrite des manifestations artistiques et expose des vestiges du patrimoine archéologique local. Un campanile y date de 1662, réalisé par Louis Tourtonne, maître serrurier de Besse-sur-Issole, pour recevoir la cloche fondue au même moment.
Le monastère de La Celle-Roubaud, désormais connu sous le nom de château Sainte-Roseline, a été reconstruit au XVIe siècle, restauré et réoccupé depuis. La chapelle Sainte-Roseline a été classée monument historique en 1980 ; on y admire un maître-autel baroque entouré d'un retable sculpté, un autre retable attribuable à l'école de Nice des frères Brea, une mosaïque de Marc Chagall et un bas-relief d'Alberto Giacometti. Une châsse en cristal expose une dépouille attribuée à sainte Roseline, et un reliquaire ciselé du maître A. Caillat en conserverait les yeux miraculeusement préservés.
Une chapelle construite au milieu du Moyen Âge sur le domaine « Château Maïme » est dédiée à saint Maxime. L'église du Martyre de Saint-Jean-Baptiste, élevée au XIXe siècle, a été bénie le 19 octobre 1851 et consacrée le 14 octobre 1882 ; elle possède un polyptyque daté de 1501 de Louis Brea, et son orgue, construit en 1928, a été inauguré le 29 décembre 1930 par le chanoine Cailler d'Aix.
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