Lille

Histoire de Lille

Lille, préfecture du Nord et chef-lieu de la région Hauts-de-France (236 710 habitants), porte un nom attesté en 967 sous la forme latinisée [in castellana] Ylensi, puis [apud] Insulam en 1063, Insula en 1070, et enfin Lile en 1224. Il s’agit d’une formation toponymique médiévale basée sur l’appellatif roman isle « île, îlot de maisons », du gallo-roman ISULA, lui-même issu du latin insula. La forme néerlandaise Rijsel proviendrait d’une agglutination dans l’expression ter ijsel (« à l’île »).

Le site actuel de la ville recèle des traces d’occupation antérieure (préhistoire, époque gallo-romaine, mérovingienne, carolingienne), mais les vestiges retrouvés ne disent rien de l’urbanisation à ces époques. Il porta peut-être le nom de Treola (Treille en latin), domaine viticole mentionné à l’époque carolingienne — vocable sous lequel la Vierge est honorée à Lille. La ville aurait été constituée autour d’un castrum (site de la Treille), d’un premier port et du forum. Les conditions de sa naissance restent un sujet controversé: création ex nihilo par Baudouin V de Flandre pour certains, lente évolution d’un domaine rural carolingien pour d’autres.

Histoire religieuse à Lille

Lille devient l’une des capitales du comté de Flandre constitué progressivement à partir de 866. En 1066, lorsque le comte Baudouin V établit la grande charte de dotation de la collégiale Saint-Pierre, Lille est déjà une ville avec ses remparts, accolée au château de la Motte-Madame, qui se développe autour du faubourg marchand de la paroisse Saint-Étienne. Une foire au drap est fondée au XIIe siècle. En juin 1213, Philippe Auguste fait le siège de Lille et remporte la ville en trois jours; reprise par Ferrand de Portugal, elle est à nouveau assiégée par Philippe Auguste qui incendie la ville avant de remporter, l’année suivante, la bataille de Bouvines. À partir de 1214, Jeanne de Constantinople, comtesse de Flandre et de Hainaut, s’emploie à reconstruire la ville et fonde notamment l’hôpital Saint-Sauveur et l’hospice Comtesse. En 1369, Lille est cédée par Charles V à Philippe le Hardi: s’ouvre alors une période de prospérité où Lille devient l’une des trois capitales des possessions du duc de Bourgogne, avec Dijon et Bruxelles. Le premier chapitre de l’ordre de la Toison d’Or est constitué à Lille en 1431.

Patrimoine religieux à Lille

Comme le patrimoine civil, les édifices religieux du Moyen Âge ont presque tous disparu. La collégiale Saint-Pierre, grande église de Lille pendant plus de sept siècles, a été complètement détruite en 1794 à la suite des dommages causés par le siège autrichien de 1792; il n’en reste aujourd’hui que les vestiges d’une crypte enfouie sous le palais de justice. Le plus ancien sanctuaire lillois est une modeste chapelle, la chapelle Notre-Dame-de-Réconciliation, érigée au XIIIe siècle. L’église Saint-Maurice, hallekerke typique de l’architecture religieuse flamande, de style gothique et néogothique à cinq vaisseaux, conserve les premiers éléments de sa construction du début du XIVe siècle; profondément remaniée au XVIIe puis au XIXe siècle, elle abrite de nombreux tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles.

L’église Sainte-Catherine, église-halle de style gothique flamboyant à trois vaisseaux dont la nef centrale est précédée d’une tour carrée, fut érigée à la fin du XVe siècle dans le Vieux-Lille. L’église Saint-André, initialement chapelle des Carmes Déchaussés, fut rebaptisée après les dommages causés par le siège de 1708; l’édifice actuel, de style baroque, fut construit au XVIIIe siècle sur les plans de l’architecte Thomas-Joseph Gombert et abrite une chaire à prêcher en bois de chêne taillé du XVIIIe siècle. L’église Saint-Étienne, initialement chapelle du collège des Jésuites, prend son nom actuel en 1796; détruite en 1740 par un incendie, elle est reconstruite à partir de 1743 et reste l’une des plus grandes églises jésuites de France, avec une chaire en bois sculpté de François Rude. L’église Sainte-Marie-Madeleine, désaffectée au culte depuis 1989, présente un mélange de styles renaissance et baroque; elle remplace l’édifice d’origine détruit lors de l’édification de nouvelles fortifications par Vauban. La cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille, dont la construction débute en 1854 selon un grand projet néogothique, ne s’achève qu’en 1999 — édifice composite, mêlant architecture historiciste et façade contemporaine.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

236.710 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Nord
(59)

Trouver une église à Lille

Recherche

Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille de Lille

Place Gilleson - 59000 Lille

Église Saint-Maurice

Rue Pierre Mauroy - 59000 Lille

Église Saint-Martin d'Esquermes

Place de l'Arbonnoise - 59000 Lille

Église du Sacré-Cœur

57 Rue Solférino - 59000 Lille

Église Saint-Étienne

47, rue de l'Hôpital Militaire - 59000 Lille

Église Saint-Maurice-des-Champs

Rue du Faubourg de Roubaix - 59000 Lille