Marseille
Histoire de Marseille
Marseille, préfecture des Bouches-du-Rhône et chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (873 076 habitants), porte un toponyme attesté pour la première fois sous la forme grecque Massalía au VIe siècle av. J.-C. Sous l’Empire romain, le nom devient Massilia (Jules César, vers 45 av. J.-C.) et Massilia Graecorum chez Pline l’Ancien. Le nom évolue ensuite en Marsiliacense au Xe siècle, Marselha en ancien provençal en 1234, et Marseille en moyen français en 1236. La fondation de la ville remonte vers 600 av. J.-C., œuvre de colons grecs venus de Phocée (aujourd’hui Foça en Turquie); ce peuplement fut notamment favorisé par les Phocéens fuyant les invasions perses en 546 av. J.-C.
Le mythe fondateur de Marseille est rapporté par les auteurs antiques Justin et Aristote: le territoire était occupé par la tribu ligure des Ségobriges, dont la fille du chef Nanos, Gyptis, choisit pour époux le navarque grec Protis lors d’un festin — scellant ainsi la fondation de la cité sur les bords du Lacydon. Les premiers vestiges de présence humaine dans le bassin marseillais remontent à environ 250 000 ans (paléolithique moyen). Au paléolithique supérieur, la grotte Cosquer, alors non immergée, est occupée entre 33 000 et 19 000 ans avant le présent.
Histoire religieuse à Marseille
L’histoire chrétienne de Marseille remonte à la période paléochrétienne, marquée notamment par la fondation de l’abbaye Saint-Victor par Jean Cassien au début du Ve siècle, sur le site de la nécropole occidentale antique. Cette abbaye demeure aujourd’hui un haut lieu spirituel marseillais, sous le titre de basilique Saint-Victor. La cité, sur sa colline de la Garde, est dominée depuis le XIXe siècle par la basilique Notre-Dame de la Garde, dite la « Bonne Mère », pôle marial qui domine spirituellement la ville. La cathédrale Sainte-Marie-Majeure, dite la Major, place de la Major, succède à l’ancienne cathédrale médiévale (la Vieille Major); elle est l’œuvre de Léon Vaudoyer dans le style romano-byzantin, achevée à la fin du XIXe siècle.
Patrimoine religieux à Marseille
Le tissu paroissial déploie un réseau particulièrement dense d’édifices anciens et récents. Église de la Mission de France Saint-Pie-X, rue Tapis-Vert; église Saint-Cannat, rue Saint-Cannat; église Saint-Charles, rue Grignan; église Saint-Ferréol dite des Augustins, rue de la République; église Saint-Pierre et Saint-Paul, boulevard de la Libération; église Saint-Théodore de l’ancien couvent des Récollets, rue des Dominicaines; église Saint-Vincent-de-Paul dite les Réformés, boulevard de la Libération; église de la Trinité, rue de la Palud — autant d’édifices qui structurent le centre historique. La chapelle Sainte-Madeleine du couvent des Bernardines, boulevard Garibaldi, abrite aujourd’hui le théâtre des Bernardines. La chapelle des Pénitents blancs (chapelle du Calvaire) et la chapelle des Pénitents noirs témoignent de la vivacité des confréries marseillaises. La chapelle de la Vieille Charité, rue de la Charité, œuvre de Pierre Puget, est devenue centre culturel.
L’église Notre-Dame-du-Mont-Carmel (Grands Carmes), l’église Saint-Laurent à la Tourette et le clocher de l’ancienne église Notre-Dame des Accoules complètent la mémoire des paroisses anciennes. La présence chrétienne orientale est représentée par l’église orthodoxe grecque de la Dormition-de-la-Vierge, l’église orthodoxe russe Saint-Georges-hors-les-Murs et l’église catholique arménienne Saint-Grégoire-l’Illuminateur, rue Sibie. Les paroisses contemporaines couvrent un large territoire urbain: du Sacré-Cœur (basilique) au Bon-Pasteur, de Saint-Lazare à Saint-Mauront, de Saint-Joseph à Saint-Philippe-et-Notre-Dame-de-Lourdes, de Saint-Cassien à Saint-Eugène-d’Endoume, de Saint-Calixte à Saint-Roch de Mazargues, de Notre-Dame des Neiges à Bonneveine au Cœur-Immaculé-de-Marie pour la paroisse espagnole, de Saint-Giniez à Notre-Dame du Rouet, de Saint-François-Xavier à Sainte-Anne, en passant par Saint-Barnabé, Saint-Augustin et Saint-Julien. Sainte-Marie-Madeleine-des-Chartreux, l’église Saint-François-d’Assise et l’église Notre-Dame du Mont enrichissent encore l’inventaire.