Mauléon-Licharre
Pyrénées-Atlantiques · Nouvelle-Aquitaine
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Mauléon-Licharre
Mauléon-Licharre, commune des Pyrénées-Atlantiques en Nouvelle-Aquitaine, compte 2 954 habitants. La commune actuelle a été créée le 19 mars 1841 par la réunion des communes de Mauléon et de Licharre. En 1261, le prince Édouard d'Angleterre fait une démonstration de force sur le site, ce qui incite les vicomtes de Soule à se soumettre ; il décide alors la fortification de Mauléon, qui devient une bastide protégée par une enceinte médiévale aujourd'hui détruite. Paul Raymond note que Mauléon était le siège d'une châtellenie, d'un bailliage royal et de la subdélégation du pays de Soule. Elle devient chef-lieu d'arrondissement de 1800 à 1926. Licharre, de son côté, était le siège d'une juridiction appelée cour de Licharre, ayant pour ressort tout le pays de Soule. Mauléon-Licharre est la seule commune des Pyrénées-Atlantiques décorée de la croix de guerre 1939-1945 pour les actions de résistance du maquis de la Soule.
Toponymie de Mauléon-Licharre
Le toponyme Mauléon est mentionné au milieu du XIIe siècle dans le cartulaire de Bayonne, et apparaît sous les formes Malleon (1276, rôles gascons), lo marcadiu et bastide de Mauleoo (1387, notaires de Navarrenx), Malus-Leo (1454, chapitre de Bayonne), Mauleo et Mauleon de Sole (1460, contrats d'Ohix). Le toponyme Licharre apparaît sous les formes lo noguer de Lixarre, qui désignait le lieu d'assemblée judiciaire sous un noyer (1385), Sent-Johan de Lixare (1470) et Lixarra (1508, chapitre de Bayonne). Son nom basque actuel est Maule-Lextarre.
Patrimoine religieux à Mauléon-Licharre
La chapelle de Saint-Jean-de-Berraute est attestée dès 1220. Elle faisait partie de la commanderie hospitalière gérée par les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui hébergeait les pèlerins de Saint-Jacques venant d'Oloron par l'Hôpital Saint-Blaise et se dirigeant par Ordiarp vers Ostabat. Elle devint église paroissiale avec le développement du bourg, fut remaniée au XVIe siècle et avait l'aspect des édifices de Soule avec son clocher trinitaire. Longtemps à l'abandon après la construction de la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste en 1855, la nef fut démolie vers 1910 ; seul fut conservé le chœur. Elle a été inscrite monument historique le 9 novembre 1984. L'église Notre-Dame de la Haute-Ville fut autorisée par un parchemin du 4 juin 1373 émanant de l'évêque d'Oloron ; elle abrita l'évêque d'Oloron et son chapitre de chanoines de 1378 à 1412 lors du Grand Schisme d'Occident, puis de 1570 à 1599 lors des guerres de religion. Elle conserve un retable baroque consacré à la vie de la Vierge. L'église Saint-Jean-Baptiste, dont la décision date de 1877, a été consacrée le 24 mai 1885 et dotée de verrières du maître-verrier Ferdinand Hucher, puis de peintures de l'abbé Xavier Montaut. Le calvaire en marbre blanc du XVIIe siècle, rue de Navarre, a été inscrit monument historique le 19 mai 1925. L'ancien couvent des Dominicaines, rue de Belzunce, a été édifié en 1772 par les États de Soule.
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