Mont-Saint-Aignan
Seine-Maritime · Normandie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Mont-Saint-Aignan
Mont-Saint-Aignan, commune de Seine-Maritime en Normandie peuplée de 20 066 habitants, possède un passé enraciné dans la longue durée. Dès l'âge de la Tène finale (Ier siècle av. J.-C.), des traces d'activité agricole sont attestées sur son territoire : les fouilles du contournement routier de Bois-Guillaume ont mis au jour quatre occupations gauloises et gallo-romaines liées à l'aménagement du territoire rural, parmi lesquelles le site des Bouillons.
En 933, un groupe sortit de Rouen avec ses partisans pour s'installer sur une colline dite Le Mont aux Malades. La commune actuelle a été formée en 1819 par la fusion des deux anciennes paroisses de Saint-Aignan (Sanctum Anianum, cité au XIIe siècle) et du Mont-aux-Malades (Monte Infirmorum vers 1251), ce dernier nom tirant son origine d'un établissement hospitalier fondé au XIIe siècle. Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée Mont-aux-Malades, porta provisoirement le nom de Mont-Libre. En 1815, elle absorba une partie de la commune voisine de Saint-Denis-de-Bondeville, puis en 1819 celle de Saint-Aignan, devenant ainsi Mont-Saint-Aignan.
Toponymie de Mont-Saint-Aignan
Le nom de Mont-Saint-Aignan provient des anciennes communes du Mont-aux-Malades et de Saint-Aignan. Le nom de la localité est attesté sous la forme Sanctum Anianum au XIIe siècle. L'hagiotoponyme Saint-Aignan se réfère à l'hagionyme Aignan d'Orléans, ancien évêque d'Orléans, saint patron de la paroisse.
Patrimoine religieux à Mont-Saint-Aignan
L'histoire religieuse de Mont-Saint-Aignan se rattache à la léproserie fondée vers 1119 sous la garde d'un prieuré de chanoines réguliers, établie par dix-neuf paroisses de Rouen sur le mont Saint-Jacques. L'établissement prit le nom de Mont-des-Lépreux ou Mont-des-Malades. Le prieuré, tombé en commende en 1518, fut dévasté par les protestants en 1562 et ses archives détruites. Une église dédiée à saint Thomas de Canterbury y fut adjointe en 1176, dont le commanditaire espérait ainsi expier le meurtre. Ce prieuré devint église paroissiale en 1790 et servit sous la Révolution aux réunions de la « Société populaire et républicaine du Mont-Libre ».
Le patrimoine religieux comprend l'ancienne église Saint-Jacques, bâtie dans la première moitié du XIIe siècle, dont subsistent les ruines de la nef ornée de corbeaux et de chapiteaux, située près de la mairie actuelle et inscrite au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 1971. L'église Saint-Thomas-de-Canterbury est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 24 novembre 1926. L'église Sainte-Marie de Mont-Saint-Aignan se trouve dans le quartier du village (Saint-Aignan) ; elle fut fondée par Maurice Cantor (1921-2016), ecclésiastique dissident. L'église Saint-André, datée de la fin du XIXe siècle, a pour architectes Eugène Barthélémy et Charles Lassire. Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, fut curé de la commune de 1989 à 1996.
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