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Montfort-sur-Meu

Ille-et-Vilaine · Bretagne

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Montfort-sur-Meu

Située en Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, Montfort-sur-Meu compte 6 742 habitants. La présence humaine sur le territoire est attestée dès la fin de la Préhistoire, comme en témoigne son patrimoine mégalithique : les alignements de la Harelle, l'allée couverte de Beauregard, le menhir de la lande de Coulon et les mégalithes du Bois du Buisson. Le territoire est ensuite occupé durant la période gallo-romaine, traversé d'est en ouest par une voie romaine reliant Rennes et Carhaix.

Au XIe siècle, Montfort de Bretagne est choisi pour ses qualités stratégiques : un seigneur y fait construire un château, érige une motte féodale sur une butte naturelle dominant les rivières du Meu et du Garun, et le donjon en pierre est dressé vers 1091. De 1376 à 1389, la forteresse est reconstruite et entourée de quatre tours d'angle ; elle sera détruite en 1627. La ville, consolidée par des murailles, s'ouvrait par trois portes : Saint-Jean, Coulon et Saint-Nicolas, chacune prolongée par un faubourg.

La maison de Montfort de Bretagne accède à la baronnie puis au comté de Laval par le mariage en 1405 de Jean de Montfort avec l'héritière Anne de Laval, dont naîtra François de Montfort, comte de Laval en 1429. Au XIXe siècle, la ville devient sous-préfecture d'Ille-et-Vilaine et entreprend des travaux de grande ampleur, qui entraînent la destruction de nombreux édifices, dont la tour Saint-Nicolas.

Toponymie de Montfort-sur-Meu

Le nom de la localité est attesté sous la forme Monsfortis au XIIe siècle. Montfort-sur-Meu est une formation toponymique médiévale en Mont- suivie de l'adjectif fort au sens de « fortifié ». En 1386, la ville reçoit le nom de Montfort-la-Cane en raison de la légende de la cane, qu'elle conservera plusieurs siècles. Sous la Convention nationale, le décret du 15 brumaire an II change ce nom en Montfort-la-Montagne, par proximité avec les Jacobins, avant que la forme actuelle ne s'impose sous le Consulat. La forme bretonne normalisée est Moñforzh.

Patrimoine religieux à Montfort-sur-Meu

Louis-Marie Grignion de Montfort a vécu à Montfort. Subsistent aujourd'hui l'église Saint-Louis-Marie-Grignion, trois chapelles et une abbaye. L'abbaye Saint-Jacques de Montfort, fondée par Guillaume de Montfort en 1152, voit son mur occidental inscrit au titre des Monuments historiques par arrêté du 6 novembre 1997. La chapelle Saint-Joseph a été construite en remplacement de l'ancienne église paroissiale Saint-Jean, détruite en 1851. La chapelle Saint-Lazare a été restaurée par Louis-Marie Grignion de Montfort lors de son installation à Saint-Lazare.

L'église Saint-Louis-Marie-Grignion-de-Montfort date du XIXe siècle. Elle est d'inspiration italienne avec son clocher en forme de campanile qui abrite la statue du saint. Elle est inscrite au titre des Monuments historiques par arrêté du 3 mai 2013.

La légende de la Cane, transmise depuis le début du XVe siècle, rattache au patrimoine religieux local le culte de saint Nicolas : selon le récit, une jeune fille enfermée au château aurait imploré le saint et, en signe d'offrande, une cane sauvage serait venue chaque année aux environs de la Saint-Nicolas déposer un caneton dans l'église. La dernière apparition rapportée date du 8 mai 1739.

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