Montignac-Lascaux
Dordogne · Nouvelle-Aquitaine
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Montignac-Lascaux
La présence humaine est attestée à Montignac dès le Paléolithique. Le territoire abrite le site préhistorique de Lascaux et le gisement du Régourdou, lié à l'homme de Néandertal. La ville entre dans l'histoire avec la colonisation romaine, marquée par deux villas attestées : la villa des Olivoux, au lieu-dit du Chambon au nord de la commune, et la villa de Brenac.
À l'époque médiévale, la cité est dotée d'une forteresse importante. Elle passe de main en main par mariage, vente et héritage avant d'entrer dans le giron des Albret en 1334, par l'intermédiaire de Mathe d'Albret, épouse d'Élie Rudel de Bergerac. Le 17 juin 1334, Élie Rudel fait don à Mathe des seigneuries de Montignac et Montcucq. À la mort de Mathe en 1338, la seigneurie est intégrée aux terres des Albret, où elle demeure jusqu'en 1603, date à laquelle Henri IV la cède à François de Hautefort, seigneur de Thenon.
Le château est détruit en 1825 ; il en subsiste une tour et une partie de l'infrastructure. Ville de gué franchissant la Vézère, Montignac conserve un pont datant de 1766-1767. Sur la rive droite subsistent des ruelles médiévales avec maisons sur pilotis, à colombages, lavoirs et fontaines des XVe-XVIe siècles. Montignac fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Toponymie de Montignac-Lascaux
Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Montignacum au XIe siècle, puis Montignac. Depuis 2020, la commune est dénommée officiellement Montignac-Lascaux ; elle est également appelée localement « Montignac-sur-Vézère ». Au XVIIIe siècle, Belleyme la nomme « Montignac le Comte », en souvenir du château comtal, alors que la carte du diocèse de Sarlat de 1625 ne mentionne que « Montignac ».
Il s'agit d'un type toponymique gallo-roman fréquent, *Montaniacum, composé du suffixe d'origine gauloise en -(i)acum, précédé d'un appellatif topographique ou d'un anthroponyme. Albert Dauzat envisage aussi l'hypothèse d'un nom à caractère topographique tiré de montinus, relatif à une élévation, dérivé de mons.
Patrimoine religieux à Montignac-Lascaux
L'église Saint-Pierre-ès-Liens est l'édifice catholique majeur de la commune ; son clocher est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1942. Elle recèle un tableau du XVIIe siècle du peintre espagnol Juan Sánchez Cotán, La mort de saint Bruno, classé au titre des monuments historiques. Immédiatement à l'ouest de l'édifice, la « porte du Plô » constitue le vestige du portail de l'ancienne église du Plô.
Sur la rive gauche de la Vézère, le faubourg conserve un couvent, un prieuré et ses quais, qui rappellent la vocation religieuse et commerciale de la ville sous l'Ancien Régime. L'ancien hôpital Saint-Jean et la chapelle de l'ancien prieuré, également appelée église Saint-Georges, sont inscrits au titre des monuments historiques. Au lieu-dit Roufflat subsiste la ruine de la chapelle romane de Bouley, tandis que l'ancien prieuré de Brenac complète le tissu religieux ancien de la commune. L'écluse de Montignac, sur la Vézère, perpétue par ailleurs le souvenir du « pas de Saint-Pierre de Montignac », mentionné en 1696 sur le plan de l'ingénieur Ferry.
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