Montréjeau
Haute-Garonne · Occitanie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Montréjeau
Montréjeau, commune de Haute-Garonne en Occitanie peuplée d'environ 2 700 habitants, est une bastide née du traité de paréage conclu en 1272 au château de Montespan entre Eugène de Beaumarchais, sénéchal du roi de France Philippe III le Hardi, et Arnaud d'Espagne-Montespan, vicomte de Couserans. Cette fondation s'inscrit dans la politique d'expansion de l'autorité royale dans le sud de la France, après la réunion du comté de Toulouse au domaine royal en 1271. Bâtie selon le modèle ordinaire des bastides, la ville forme un quadrilatère doté d'une place centrale entourée d'arceaux et organisé en damier, ceinturé de murs percés de quatre portes. De 1469 à 1790, Montréjeau fait partie du pays d'élection de Rivière-Verdun. À la mort de Roger IV d'Espagne-Montespan en 1555, la co-seigneurie passe à la maison de Pardaillan de Gondrin. Durant les guerres de Religion, la ville reste fidèle au roi et à la foi catholique, mais elle est occupée en 1569 par le chef protestant Montgoméry. En 1563, la peste entraîne la construction d'un lazaret à l'extérieur de la ville, actuel manoir de Sarrieu, pour accueillir les malades.
Toponymie de Montréjeau
Montréjeau est la francisation de l'occitan gascon Mont Rejau, qui signifie « Mont-Royal ». L'étymologie renvoie au mont du Roi de Rivière, du latin Mons Regalis de Ripparia.
Patrimoine religieux à Montréjeau
L'église Saint-Jean-Baptiste se dresse à l'emplacement d'une première église élevée dès la fondation de la bastide ; son clocher octogonal, qui la caractérise aujourd'hui, est un vestige de l'ancienne porte Saint-Jean des remparts. L'édifice abrite des retables réalisés par Marc Ferrère et des vitraux du maître verrier Henri Guérin. Face à l'église se dresse une croix monumentale de la crucifixion de Jésus et du Sacré-Cœur. La bastide fut rapidement dotée d'un couvent de frères Augustins, dont l'ancien cloître subsiste aujourd'hui à proximité de l'orangerie de Lassus. Au nord se développa également un quartier autour de la chapelle Sainte-Barbe, aujourd'hui détruite. L'école et le couvent Sainte-Germaine, accompagnés de la chapelle Sainte-Germaine, furent élevés sur un terrain légué par le baron de Lassus : la première pierre du couvent fut posée en 1842, à la demande de la commune adressée à la congrégation des Sœurs du Saint-Nom-de-Jésus de Toulouse, venues y installer une communauté de sœurs hospitalières chargées de l'éducation et de l'instruction des enfants. En 1885, cette congrégation fut affiliée à l'ordre dominicain et devint la congrégation des Sœurs dominicaines du Saint-Nom-de-Jésus. La chapelle du séminaire, construite en 1934, est ornée de vitraux réalisés en 1962 par Henri Guérin ; déconsacrée depuis quelques années, elle accueille désormais des expositions et des concerts. Montréjeau a également donné à l'Église Dominique Lacombe, né dans la ville en 1749, évêque constitutionnel de la Gironde puis évêque concordataire d'Angoulême.
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