Nègrepelisse
Tarn-et-Garonne · Occitanie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Nègrepelisse
Nègrepelisse, commune de 5 743 habitants du Tarn-et-Garonne, en Occitanie, figure parmi les 35 bastides du département. Fondée en 1273 par les rois sous la famille seigneuriale de Bruniquel, elle s'inscrit dans la deuxième phase de création des bastides royales situées entre 1271 et 1370, destinées à asseoir l'emprise du pouvoir royal. Un paréage a réuni les deux autorités.
Établie sur une butte, la cité ne s'est pas toujours appelée ainsi : elle fut d'abord Sieurac, puis La Mothe-Saint-Pierre dit Nègrepelisse. Sieurac faisait partie du Tulmonenc et appartenait aux vicomtes de Bruniquel. Par un acte de 1074, les vicomtes Adhémar et Armand de Bruniquel cédèrent le territoire à l'abbaye de Moissac afin d'en « faire une ville large et longue bordée par l'Aveyron ». Le 5 juillet 1285, la ville fut cédée à Philippe III, roi de France, qui instaura une charte communale de 78 articles. Place forte calviniste, Nègrepelisse fut prise, mise en pièces et brûlée par Louis XIII en 1622, en représailles contre le massacre de la garnison royale établie dans la ville.
Toponymie de Nègrepelisse
Nègrepelisse, en latin Nigra Pelliciacum (nigra = « noire » + pelliciacum, de pellis = « peau »), et Negrapelissa en occitan, signifie littéralement « Noire fourrure ». Son nom provient de l'industrie du travail du bois : les bûcherons fabriquaient du charbon de bois qu'ils vendaient aux abords de Montauban et des villes voisines. Vêtus d'une pelisse noire et recouverts de la couleur noire du charbon, ils ont donné à la bastide sa désignation.
Patrimoine religieux à Nègrepelisse
L'église Saint-Pierre-ès-Liens de Nègrepelisse est classée au titre des monuments historiques en 2009. Elle a été reconstruite au XIXe siècle par l'architecte Jules Bourdais, ingénieur de l'école Centrale, à l'emplacement même des édifices précédents ; la reconstruction de la nef a été terminée en août 1869. Les bâtisseurs gardèrent le clocher, d'une hauteur de 49 mètres, daté de 1460 ; son style toulousain rappelle celui de Caussade et de Montricoux. De plan octogonal, il appartient au genre dit « toulousain », initié par la basilique Saint-Sernin de Toulouse et bien représenté en Tarn-et-Garonne.
Les vicomtes de Bruniquel avaient édifié un sanctuaire dédié à saint Saturnin, près duquel se trouvaient un baptistère et un cimetière. Anquetil, moine de Moissac, fit ensuite construire un nouveau sanctuaire dédié à saint Pierre les Liens qu'il unit au précédent ; à cette occasion, Sieurac fut rebaptisée « La Mothe Saint Pierre dit Nègrepelisse » en 1097. La commune compte également la chapelle de l'hospice de Nègrepelisse. Le temple de Nègrepelisse, construit par Jules Bourdais à la suite d'un décret signé le 4 avril 1806 par Napoléon, fut inauguré en 1870 et classé monument historique par arrêté du 19 mai 1994 ; de style romano-byzantin, il présente un plan centré en croix grecque.
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