Péaule
Morbihan · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Péaule
Péaule, commune du Morbihan en Bretagne, compte 2 782 habitants. Plusieurs découvertes témoignent d'une occupation à l'époque laténienne et gallo-romaine. Un oppidum gaulois, près du village du Château, était relié au bourg actuel par une voie passant à proximité de Kervidais, où ont été retrouvées des meules, et par Kermoué où les vestiges sont nombreux. Une autre voie traversait le bourg et reliait Limerzel au château de l'Isle en Marzan.
Cette ancienne paroisse primitive englobait, semble-t-il, le territoire de Limerzel. Jusqu'en 1790, elle a été le siège de l'un des neuf doyennés de l'évêché de Vannes qui regroupait quinze paroisses, puis seize avec le rattachement de Molac au XVIe siècle. Jusqu'au XVIIe siècle au moins, elle abrite aussi une léproserie, appelée la Corderie, lieu d'habitation des lépreux, placé directement sous la dépendance de l'évêque de Vannes.
Depuis le XIIIe siècle, Péaule appartient à la seigneurie de Rochefort. De 1790 à 1801, Péaule devient chef-lieu de canton avec Noyal, Marzan et Le Guerno comme dépendances. Après le débarquement manqué d'émigrés à Quiberon en juillet 1795, 22 chouans originaires de la paroisse de Péaule sont exécutés.
Toponymie de Péaule
Les sources écrites mentionnent les formes anciennes Plebs Gablah en 833 et 876, Plebe Gavele en 1008, Pleaule en 1330, Plœaule ou Plaule dans le procès de canonisation de saint Vincent Ferrier en 1454, Peaulle en 1477, Peône en 1709, Péaule en 1801. La graphie Péaule apparaît au début du XIXe siècle.
Pour Bernard Tanguy, le toponyme est formé du vieux breton Ploiv- « paroisse » et de l'hydronyme Gavale que l'on retrouve sous les formes Stergavale et Stergaul dans les actes du Cartulaire de Redon. Pour Albert Dauzat, Péaule procède du latin plebs « paroisse » et de Eol, un hagionyme d'origine galloise. La forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Pleaol.
Patrimoine religieux à Péaule
L'église Saint-Gaudence ou Saint-Gaudens (XVIe siècle) a été reconstruite par l'architecte Joseph Caubert en 1905 et consacrée par l'évêque de Vannes Alcime-Armand-Pierre-Henri Gouraud en 1906. Le clocher, commencé avant la Première Guerre mondiale, est achevé en 1919.
La chapelle Saint-Cornély a été construite en 1872 avec les pierres de la chapelle Saint-Yves maudite, inaugurée le 16 septembre 1873 et réédifiée par l'abbé Briand, doyen de la paroisse de Péaule. La chapelle Saint-André a été reconstruite au début du XIXe siècle près du pont de l'Etier. La chapelle Saint-Michel date de 1860. S'y ajoutent l'ancienne chapelle Saint-Leufroy et l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, édifiée au XVe siècle.
Le patrimoine religieux comprend également la croix de Bellon (XVIe siècle), la croix située au lieu-dit le Temple, le calvaire (XXe siècle) au carrefour des routes de Marzan et de Villeneuve, ainsi que la fontaine Saint-André, dédiée à sainte Barbe. Le Vieux Doyenné servit de presbytère jusqu'en 1912 ; sa cheminée, avec inscription de 1534, est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 25 septembre 1928. Au château de Fescal (1760), l'abbé Berto installa un orphelinat de 1939 jusqu'à la fin des années 1950 avant de pouvoir acheter la propriété de Pont-Callec en Cornouaille morbihannaise ; cette œuvre a donné naissance aux Dominicaines du Saint-Esprit.
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