Pénestin
Morbihan · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Pénestin
Ancienne trève de la paroisse d'Assérac, la paroisse de Pénestin est créée en 1767. Elle est composée des frairies du bourg, de l'Armor et de Tréhiguier. Incluse dans la châtellenie d'Assérac, et anciennement rattachée à la sénéchaussée de Guérande (ou de Campsillon) jusqu'à la Révolution française, la commune est créée en 1790. Bien qu'alors rattachées à l'évêché de Nantes, Pénestin, Camoël et Férel sont incluses dans le département du Morbihan.
En 1806, selon la recherche de Charles Coquebert de Montbret mandaté par Napoléon pour définir la frontière linguistique entre le français et le breton, la commune de Pénestin était bretonnante et faisait face à Herbignac, commune de langue française. En 1843, selon le dictionnaire d'Ogée, la commune est devenue francophone. Pénestin appartient au département du Morbihan, en région Bretagne.
Toponymie de Pénestin
Le nom de la localité est attesté sous les formes Penestin vers 1197, en 1239, en 1246, en 1412, en 1445 et en 1470, Pennestin en 1452 et en 1477, Penestin en 1557, 1565 et 1630, et Pennetin en 1779. Selon Bernard Tanguy, le nom Pénestin est composé de mots bretons signifiant « tête, bout, extrémité » et « étain », hypothèse fondée sur les observations géologiques faites sur les sables littoraux stannifères de la plage de la Mine d'Or. Pour Jean-Yves Le Moing, il s'agit plus probablement d'un anthropotoponyme composé du même premier élément breton et de Gestin, issu d'un nom de personne, Justinus en latin, devenu Iestin puis Gestin en breton. Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 84,6 % des toponymes de la commune sont bretons.
Patrimoine religieux à Pénestin
L'église Saint-Gildas, datée du XIXe siècle, a été construite puis consacrée en 1880. Édifiée dans le style néogothique, elle remplace une église plus ancienne qui se trouvait dans le cimetière actuel. Inaugurée dans un pré dit « Billy », elle possède quelques statues dont l'une représente saint Gildas, le patron de la commune. Les chapiteaux situés sur les piliers de la nef représentent des motifs de fleurs et les vitraux représentent la vie du Christ ou celle de saint Gildas. Chaque bras du transept contient un autel en bois du XIXe siècle, et le bas du mur du chœur est lambrissé. L'église conserve également un important christ en bronze de l'artiste Geneviève Pezet.
Le cimetière, situé au centre du bourg, était autrefois composé de l'ancienne église communale, construite avant le XVIIIe siècle et détruite faute de places. Les deux pierres tombales des bienfaiteurs de la paroisse, Duchesne et Haumont-Desprès, sont les seuls vestiges de l'ancien lieu de culte. Le calvaire, situé à l'angle des rues du Calvaire et Jacques-Prévert, fut réalisé au XIXe siècle ; le Christ crucifié y est représenté avec un serpent à ses pieds. À Tréhiguier, l'ancienne chapelle Saint-Yves, bénite en 1783, fut vendue à la Révolution et abrite aujourd'hui une poissonnerie.
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