Pradines (42)
Loire · Auvergne-Rhône-Alpes
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Pradines
Pradines est une commune française de 887 habitants située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Son histoire est marquée par le destin du dernier seigneur de Pradines, Charles-Adrien Meaudre, écuyer demeurant à Saint-Germain-Laval, qui acheta le domaine en 1787 à la famille Letouf, propriétaire des lieux depuis le XIIIe siècle. Membre de l'assemblée provinciale de la noblesse du Forez, il refusa d'émigrer pendant la Révolution et défendit la monarchie menacée. Arrêté, libéré par un coup de force de ses fermiers, puis repris et emmené à Paris en octobre 1793, il fut emprisonné à la Conciergerie et condamné à mort par Fouquier-Tinville avant d'être sauvé par le 9 thermidor qui mit fin à la Terreur. À la Restauration, il devint président du conseil général de la Loire sur nomination personnelle de Louis XVIII, qui lui fit remettre la légion d'honneur par le comte d'Artois. Il fut également chevalier d'honneur de la duchesse d'Angoulême et ami de Joseph de Villèle.
Patrimoine religieux à Pradines
Le patrimoine catholique de la commune comprend l'église Saint-Pierre-et-Saint-Claude de Pradines ainsi que l'abbaye de Pradines. Cette dernière occupe l'ancien château construit à la fin du XVIIe siècle par Charlotte de Letouf, en remplacement d'une maison forte du XIIIe siècle. En 1803, Charles-Adrien Meaudre vendit Pradines à Dom Magdinier et au cardinal Joseph Fesch, archevêque de Lyon, pour y installer une communauté de moniales. Les premières religieuses s'y installèrent en 1804 sous l'autorité de Marie Thérèse de Bavoz, cousine de Pierrette de Montorcier de Sugny, épouse de C.A. Meaudre. D'abord affiliées aux sœurs de Saint Charles de Lyon par décision du cardinal Fesch, elles s'en séparèrent progressivement sous l'impulsion de de Bavoz pour adopter les règles et usages de la vie bénédictine, transition pleinement réalisée en février 1822 lorsque la clôture du monastère fut solennellement bénite par le curé de Saint-Symphorien-de-Lay. En janvier 1814, le cardinal Fesch lui-même se réfugia à l'abbaye de Pradines devant l'avancée des troupes autrichiennes ; il y resta six semaines avant de s'enfuir sous un déguisement civil, puis y fit un second séjour en résidence surveillée après son arrestation à Roanne.
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