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Rebais

Seine-et-Marne · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Rebais

Rebais, commune de Seine-et-Marne en Île-de-France, compte 2 289 habitants. Son histoire est intimement liée à la fondation monastique du VIIe siècle. Dans les années 630, Dadon (saint Ouen) fonde le monastère de Rebais près d'un torrent nommé Resbac. Il en confie la charge à saint Aile (Agilus), fils d'Arnoald, membre de la cour. La ville devient alors le siège de l'abbaye Saint-Pierre de Resbacum. Saint Aile arrive à Rebais en 636, accompagné d'une douzaine de frères de Luxeuil, et est officiellement reconnu abbé l'année suivante, à l'occasion d'un concile réunissant les évêques des Gaules à Clichy. À sa mort, vers 650, le lieu de l'une de ses retraites — où il aurait fait jaillir une source en touchant la terre de son bâton — devient un centre de pèlerinage. Les moines de Rebais y édifient un prieuré et une chapelle qui resteront en activité jusqu'à la Révolution française. Au XVIIe siècle, l'abbaye est reconstruite par les mauristes et accueille une école de cadets du Royaume. En 1792, les bâtiments de l'abbaye Saint-Pierre et du prieuré dédié à saint Aile sont déclarés biens nationaux et vendus comme tels.

Toponymie de Rebais

Rebais est attesté précocement sous les formes Resbacis en 635, C. Resbaci en 637, Resbacus en 642. Le nom appartient à une série de toponymes du nord de la France issus d'un hydronyme et composés avec les éléments germaniques raus « roseau », qui a donné l'ancien français ros (diminutif rosel > roseau), et *baki « ruisseau » (cf. allemand Bach « ruisseau »), d'où le sens global de « ru, ruisseau aux roseaux ». Il s'agit sans doute d'un surnom de l'actuel ru de Raboireau. On relève des homonymies étymologiques avec Rebaix (Belgique, Rosbais XIIe siècle), Rebets (Seine-Maritime, Rosbacium 854), Rebecq (Belgique, Rosbacem 877), Robecq (Pas-de-Calais, Rosbeccam 1104) et Roubaix (Nord, de Rosbays 1122).

Patrimoine religieux à Rebais

Le patrimoine religieux de Rebais conserve la mémoire de l'abbaye fondée en 635 sous le vocable de saint Pierre par saint Ouen, archevêque de Rouen de 640 à 683. Le premier abbé en a été saint Agile de Rebais, venu de l'abbaye de Luxeuil, auquel a succédé saint Philibert. L'abbaye est fermée en 1790, et l'on peut encore visiter les jardins et les ruines de l'abbaye Saint-Pierre de Rebais.

L'église Saint-Jean-Baptiste de Rebais, seule survivante des sanctuaires de l'abbaye, conserve les reliques de saint Aile, une bannière processionnelle du XIXe siècle à son effigie et une statue de bois polychrome réalisée au XVIIe siècle. Le sanctuaire abrite également le gisant de saint Aile, sculpture commémorative du XIIIe siècle représentant le saint avec sa crosse d'abbé et un livre. Cette église possède une sœur jumelle en Saône-et-Loire, où était vénéré saint Philibert, ancien abbé de Rebais.

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