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Roiffieux

Ardèche · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Roiffieux

Roiffieux est une commune de Ardèche, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 2 704 habitants. Le village tient sans doute son nom du domaine gallo-romain d'un dénommé Rufus. Il est dénommé Rufiacum dans un écrit. C'est à partir du Moyen Âge central que son nom deviendra Roifieu en vivaro-alpin.

À l’époque gauloise ou gallo-romaine, le territoire de Roiffieux était sans doute déjà occupé. Mais on n’en a trouvé aucune preuve, si ce n’est son nom de Rufiacum (ferme de Rufus). On peut supposer aussi que la voie romaine du Rhône au Puy passait dans le secteur. Des restes de pavage ont été retrouvés au quartier des Pilles. La voie montait sans doute ensuite rejoindre les crêtes du massif des Vents. La première attestation écrite de son église date de 774<!-- Référence au diplôme perdu de Charlemagne pour l'abbaye de Saint-Oyend.

Mais difficile d'affirmer cela. Elle a dépendu longtemps religieusement de l'archiprêtré de Quintenas et du diocèse de Vienne, tout en étant redevable matériellement à l'abbaye de Saint-Claude dans le Jura. En 1038, un chanoine Arman donne à l'Eglise de Vienne une manse sise dans la villa Rofiaco, dans le territoire d'Annonay. Les estimes fiscales de 1464 ont recensé 43 propriétaires, de taille modeste dans l’ensemble. Ils élèvent surtout des moutons et des chèvres, et cultivent la vigne. Une maladière a été créée en 1286 à l’écart du village.

La construction du château de Brogieux est datée de 1377. En haut du village, on peut retrouver la structure de base d’une maison forte, en haut de la rue des Mures. Aux, la quasi-totalité de la population vivait de l'agriculture. Les hommes y sont cités comme "laboureurs", "grangers", "vignerons" ou "journaliers". Un grand nombre d'habitants ont le statut de valets ou de servantes (35 % en 1804). Beaucoup travaillent pour de grands propriétaires, qui vivent rarement sur place.

En 1762, le curé qui officiait à Roiffieux cite comme propriétaires importants “ M. Bollioud de Tartara (à Brogieux), M. Pendant la Révolution de 1789, Roiffieux a été renommée "Libre Fieux" par les révolutionnaires ardéchois qui voulaient bannir tout rapport possible avec la royauté.Au, d'autres familles bourgeoises se sont fait construire de belles demeures sur la commune. Au, les agriculteurs sont peu à peu devenus ouvriers. D'abord notamment à la grande tannerie Meyzonnier du quartier de Cance qui a employé jusqu'à en 1912. Ce sont d'ailleurs ses propriétaires qui se sont fait construire en 1914 le château de la Garde.

À partir de 1947, d’autres ont pu travailler aux Salaisons de l’Ardèche fondées par les frères Chaillot. La population a pu ainsi se maintenir autour de 900 habitants jusque dans les années 1960. Depuis, en une cinquantaine d'années, les nouvelles constructions de villas ont rapidement triplé la population, qui a dépassé les en 2014. À mesure, les municipalités successives ont dû assurer des aménagements publics et des équipements collectifs. La vie associative s'est aussi beaucoup développée. Quelques commerces ont ouvert, mais les grandes surfaces restent éloignées, pour la plupart au nord d'Annonay.

Patrimoine religieux à Roiffieux

Certaines maisons de manquent pas de caractère. Les dates les plus anciennes retrouvées affichent 1612, 1721, 1751… On pourra monter vers le village à partir du centre commercial de la mairie, par l’itinéraire pédestre qui part de la Maison d’Accueil des Personnes Âgées (MAPA) "La Rosée du Pré". On se retrouve au pied du clocher.

En contournant l’église par le nord, on trouve un peu plus loin le bachas, lavoir construit en 1878. Pour monter à la Madone, reprendre de préférence l’intérieur du village par la rue des Mûres. À son extrémité supérieure, elle traverse une ancienne maison forte. Au rocher du suc de la Garde, très vaste panorama.

La statue de "Notre-Dame-de-la-Garde" est un souvenir de piété et de reconnaissance pour la guerre franco-allemande de 1870 et les combats de 1940. Redescendre un peu plus bas par la rue de la Cure qui ramène à la place du Vivarais et à son jardin public. Sa fondation est certainement ancienne, mais on ne connaît que ses agrandissements les plus récents. Entre 1850 et 1891, plusieurs campagnes de travaux ont donné leur allure actuelle au chœur, au clocher, aux voûtes et aux chapelles latérales.

La toiture presque plate du clocher est en fait inachevée: la flèche n’a pu être élevée faute de budget. L’intérieur, entretenu avec soin par la commune, offre une ambiance recueillie. Ses décorations les plus notables sont ses statues en bois doré dont quatre datent.

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