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Sain-Bel

Rhône · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Sain-Bel

Sain-Bel, commune du Rhône en Auvergne-Rhône-Alpes peuplée de 2 501 habitants, se situe à la confluence du Contresens et du Trésoncle, deux affluents de la Brévenne, dans les monts du Lyonnais. Son histoire médiévale s'écrit en lien étroit avec l'abbaye de Savigny, située à moins de deux kilomètres. Vers 1180, l'abbé Bernard fait construire le château de Montbloy sur un plateau dominant la confluence du Trésoncle et de la Brévenne, complétant un dispositif défensif amorcé par l'abbé Hugues (984-1007) avec le château de Montrottier, puis par l'abbé Dalmasse (1060-1080) avec celui de l'Arbresle. Ce contexte médiéval reflète les tensions entre les archevêques de Lyon, les sires de Beaujeu et les comtes du Forez. La construction du château entraîne le développement d'un bourg castral en rive gauche du Trésoncle, qui se constituera en vingtain durant la guerre de Cent Ans. En 1489, le jeune roi Charles VIII y fait étape, comme l'atteste la chronique de Benoît Mailliard, Grand Prieur de Savigny. Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII, séjourna également au château. Reconstruit pour l'essentiel au XVe siècle sous Guillaume d'Albon puis Jean d'Albon, l'édifice devient la résidence principale des abbés de Savigny.

Toponymie de Sain-Bel

L'étymologie du nom est incertaine, latine ou celtique. On relève les formes anciennes Sambael en 1162, Sanbiel en 1196, Sanctus Bedellus en 1351, et sanum bellum au milieu du XIXe siècle. Les habitants sont appelés les Sain-Belois et les Sain-Beloises.

Patrimoine religieux à Sain-Bel

Sur la rive droite du Trésoncle, une paroisse rassemblait les fidèles dès la fin du XIIe siècle, et son desservant avait rang d'archiprêtre. Les fouilles permettent d'affirmer que l'ancienne église remonte à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe. Inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926, elle est normalement orientée vers l'est, avec une nef éclairée de baies cintrées et un chevet à fond plat. Sa façade en pierres de taille présente un oculus sous un toit de tuiles à deux pans, ainsi que deux lunettes en pierre blanche encadrant un portail aux linteaux sur coussinets orné d'un arc en plein cintre, dont les colonnettes sont décorées de chapiteaux à crochets. Désaffectée depuis 1895, l'église servit un temps de prison et d'asile de nuit ; son clocher carré au toit plat, ajouré de baies cintrées, s'est effondré en 1952. Une nouvelle église, dédiée comme l'ancienne à saint Jean-Baptiste, fut décidée à la fin du XIXe siècle. Le curé Desvignes fit don du terrain, et Félix Mangini, maire de Saint-Pierre-la-Palud, fournit gratuitement la pierre brute. La construction, confiée à l'architecte Sainte-Marie-Perrin, fut réalisée de 1892 à 1895. De plan basilical sans transept, l'édifice comporte trois nefs de cinq travées avec une abside rectangulaire à fond plat, voûtées en berceau avec des arcs doubleaux. Les colonnes massives reposent sur des socles en pierre de Villebois, avec des bases en pierre de Lens, des fûts en pierre de Glay et des chapiteaux en pierre des Estaillades. Parmi le mobilier figurent quatre panneaux représentant deux à deux une procession de femmes martyres et de pères de l'Église. Le presbytère, construit en 1776 sur le même site, est devenu la maison paroissiale. À ses côtés se dresse la croix dite de la montée de l'église en pierre calcaire, atteignant 3,7 mètres, dont le fût à pans coupés daté de 1643 est orné à la base de balustres, le croisillon octogonal décoré d'un ostensoir datant du milieu du XIXe siècle. La chapelle du château de Montbloy conserve un décor peint sur le thème de la Passion, attribué au peintre lyonnais Jacques Stella (1596-1657) ou peut-être à son père ; le château fut inscrit en totalité à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2001.

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