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Saint-Amour

Jura · Bourgogne-Franche-Comté

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Saint-Amour

Saint-Amour est une commune du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 2 368 habitants. Son histoire remonte à 585, lorsque Gontran, roi de Bourgogne et petit-fils de Clovis, fit édifier dans la bourgade alors appelée Vincennes-la-Jolie l'édifice paroissial destiné à abriter les reliques de saint Amator et saint Viator, deux soldats chrétiens de la légion thébaine censés avoir été tués à Saint-Maurice d'Agaune en Valais. La garde des reliques fut confiée à des religieux qui établirent un monastère proche de l'édifice, et les miracles attribués aux reliques attirèrent de nombreux pèlerins. Le bourg, qui se développa autour de son édifice paroissial, prit au fil des siècles le nom de Saint-Amour.

Au Moyen Âge, une forteresse et des remparts confortèrent sa position stratégique, entre le massif jurassien et la plaine bressanne, sur la route de Lyon à Strasbourg. De 1262 à 1789, Saint-Amour dépendit du bailliage royal d'Orgelet. Plusieurs maisons s'y succédèrent — les sires de Salins, de l'Aubépin, les Toulongeon, les Damas de Digoine, les La Baume-Saint-Amour, puis les Choiseul — et les sires, barons puis comtes de Saint-Amour étaient Grand-maréchal de l'Église de Besançon. À partir de 1548, sous la suzeraineté de la famille de La Baume, la cité connut un essor commercial et industriel. Elle subit plusieurs sièges et invasions liées à la conquête française, fut rattachée à la France avec la Franche-Comté en 1678 par le traité de Nimègue, puis rebaptisée Franc-Amour sous la Convention.

Patrimoine religieux à Saint-Amour

L'édifice paroissial fut collégiale jusqu'à la Révolution. Il a souffert des outrages de la conquête française en 1637 puis des révolutionnaires, et, souvent modifié, ne conserve plus rien de son caractère primitif ; le chœur en constitue la partie la plus ancienne. Le clocher comtois, haut de 48 mètres, donne à l'édifice une imposante majesté. Le monument conserve le reliquaire contenant les reliques de Saint-Amator.

La ville posséda plusieurs couvents sous l'Ancien Régime, supprimés par la Révolution en 1790 et vendus comme biens nationaux : celui des Grands Augustins, construit en 1438 sur les fonds de Claude de l'Aubépin pour instruire la jeunesse locale ; celui des Capucins, daté de 1620, dont les moines vivaient de dons et soignaient la population ; celui des Annonciades célestes, venues de Pontarlier en 1622, aujourd'hui le mieux préservé ; et celui des Visitandines, édifié entre 1633 et 1679, qui instruisaient les fillettes de la région. La Tour Guillaume porte le nom du théologien Guillaume de Saint-Amour (v. 1200-1272), enfant du pays, qui légua sa fortune aux pauvres de la ville et fut l'un des fondateurs de l'Hôtel-Dieu.

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