Saint-Georges-d’Espéranche
Isère · Auvergne-Rhône-Alpes
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- Église d’Oytier saint oblasRoute des Rades - 38780 Oytier-saint-oblas
- Église de Charantonnay49, Impasse du Coteau - 38790 Charantonnay
- Église de Beauvoir de marc1768, Route de Lyon - 38440 Beauvoir-de-marc
Découvrir Saint-Georges-d’Espéranche
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Georges-d'Espéranche
Saint-Georges-d'Espéranche, commune de l'Isère en Auvergne-Rhône-Alpes, compte 3 483 habitants. La plus ancienne mention du lieu date du IXe siècle : une charte de l'église de Vienne datée de l'an 857 évoque une « Terra Castellum Deperenchi, Terra Sant Georgii » (« Terre du château Depéranche, Terre de Saint-Georges »). Au début du XIIe siècle, les moines de l'abbaye de Bonnevaux, située entre Saint-Jean-de-Bournay et Lieudieu, développent au nord-est du lieudit Saint-Georges un territoire appelé « Grange de Péranche ».
En 1250, Pierre de Savoie, frère du comte Amédée IV, achète le hameau de Saint-Georges et la grange de Péranche, et fait de la « ville neuve de Saint-Georges » une résidence ceinte de murailles. Avant 1257, l'archevêque Philippe de Savoie édifie une villa nova qu'il fait fortifier ; les travaux se terminent vers 1275, sous la direction de Jacques de Saint-Georges, dit Maître Jacques. Le château, organisé autour de quatre tours octogonales, demeure jusqu'en 1355 la résidence d'été de la maison de Savoie. Plusieurs souverains et des papes y séjournent, et des traités y sont signés. Le traité de Paris de 1355 rattache Saint-Georges à la France. En 1360, la grande peste emporte 30 % de la population.
Toponymie de Saint-Georges-d'Espéranche
Le nom de la commune est double. Le toponyme Saint-Georges pourrait provenir du dépôt, en un lieu proche, des reliques du saint évêque Georges de Vienne, mises en sécurité lors de l'attaque de Vienne par les Sarrasins en l'an 737. L'élément Espéranche renvoie à la proximité d'un ruisseau nommé la Péranche (« Saint-Georges-ès-Péranche »). Selon André Planck, auteur d'un livre sur la toponymie des communes de l'Isère, le nom d'Espéranche serait lié au nom d'une plante médicinale, la pervenche.
Patrimoine religieux à Saint-Georges-d'Espéranche
L'église Saint-Georges de Saint-Georges-d'Espéranche occupe une place centrale dans le patrimoine religieux communal. En 1562, elle est pillée par le baron des Adrets. En 1680, elle est dotée d'un clocher-tour de 6 mètres de côté et de 17 mètres de hauteur, bâti en molasse. En 1886, le cimetière, qui jouxtait l'église, est réinstallé sur un petit sommet venté. La vieille église menaçant ruine, une nouvelle est construite en 1903.
Le territoire conserve aussi les vestiges du château comtal de Saint-Georges-d'Espéranche (palacium S. Georgii), cité au XIIIe siècle, qui fut l'une des résidences des comtes de Savoie de 1275 à 1355. La grange du Guillolet, héritière du domaine monastique développé par les moines de Bonnevaux, fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 14 mai 1993.
Saints liés à Saint-Georges-d'Espéranche
La matière toponymique de la commune rattache son nom au saint évêque Georges de Vienne, dont les reliques auraient été déposées à proximité lors de leur mise en sécurité face à l'attaque de Vienne par les Sarrasins en 737. C'est à ce dépôt présumé que l'église paroissiale doit son vocable de Saint-Georges.
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