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Saint-Lumine-de-Coutais

Loire-Atlantique · Pays de la Loire

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Saint-Lumine-de-Coutais

Saint-Lumine-de-Coutais, commune de Loire-Atlantique en Pays de la Loire (2357 habitants), date de l'Empire romain. Proche du lac de Grand-Lieu, l'accès en était difficile ; au Moyen Âge, un canal nommé « la Douve du Grand Port » a pu remédier à ce problème, la côte ouest du lac étant encombrée de levis, îlots flottants de végétation se déplaçant suivant le vent.

En 1790, au début de la Révolution française, la paroisse devient une commune du département de la Loire-Inférieure et du district de Machecoul. Pendant la guerre de Vendée, notamment en 1794, Saint-Lumine-de-Coutais subit la répression des colonnes infernales contre les insurgés. À la sortie du bourg, un moulin transformé en mémorial conserve les noms des victimes de la Terreur.

Une fête folklorique d'origine médiévale, le jeu du cheval Mallet, est attestée dès 1644, mise en scène par neuf personnes plus le sergent de la juridiction, puis mentionnée en 1678 et 1723. L'archidiacre Binet, lors de sa visite du 2 juillet 1683, accusa la fête de causer impiétés, désordres, ivrogneries et médisances, et menaça de refuser les sacrements aux participants. Malgré ces foudres ecclésiastiques, la tradition se perpétua, comme le constata le recteur Chevalier en 1768. Le district de Machecoul l'interdit le 25 mai 1791.

Toponymie de Saint-Lumine-de-Coutais

Le nom est attesté sous les formes Sancti Liminii en 1119, Cotex en 1150, Sanctus Leobinius en 1287, Coustays en 1409, Courtaye au XVIIIe siècle. Il vient de saint Lumine, c'est-à-dire Lubin de Chartres (ou Lupin, Léobin), l'un des évangélisateurs du pays de Retz. « Coutais » viendrait du latin castris (« château »), en référence à la présence d'un camp militaire, certains étymologistes y décelant aussi le latin costa (« coteau », « côte ») ou le breton couët (« bois »).

Patrimoine religieux à Saint-Lumine-de-Coutais

L'église Saint-Léobin date de 1888-1901, son clocher n'étant édifié qu'en 1901. La chapelle Notre-Dame-du-Châtellier (XVIe siècle), premier édifice religieux de la paroisse, fut élevée à l'emplacement d'un ancien camp romain et abrite aujourd'hui un musée d'art sacré regroupant une collection d'objets antérieurs à la Révolution française. Elle est citée pour la première fois dans un acte daté du 9 juillet 1406 sous le vocable de capellania beate Marie du Châtellier. L'édifice a été remanié plusieurs fois et a longtemps servi d'église paroissiale. On y trouve un maître-autel en bois polychrome du XIXe siècle, une statue de Saint-Jean-Baptiste en bois polychrome du XVIIe siècle, une statue de Notre-Dame-du-Châtellier en bois polychrome du XVIIIe siècle et une statue de Sainte-Marguerite en bois polychrome du XIXe siècle.

Le prieuré de Saint-Symphorien (1434) témoigne de l'influence des moines de Saint-Philbert et des moines de l'abbaye de Villeneuve, qui fondent un prieuré sur la paroisse. Le presbytère du XVIIIe siècle, situé rue de Verdun, conserve un four de la même époque.

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