Saint-Maurice-l’Exil
Isère · Auvergne-Rhône-Alpes
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- Église Christ Redempteur46, Rue Verguin - 38550 Saint-maurice-l'exil
- Péage de Roussillon – Saint Jean BaptistePlace Paul Morand - 38550 Le peage de roussillon
- Église Notre Dame Des Cites47, Montée des Chapôts - 38150 Roussillon
- Église Saint Jacques47, Montée des Chapôts - 38150 Roussillon
- Église Saint ClairRue du Général Delfosse - 38370 Saint-clair-du-rhône
Découvrir Saint-Maurice-l’Exil
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Maurice-l'Exil
Saint-Maurice-l'Exil, commune de 6555 habitants en Isère (Auvergne-Rhône-Alpes), enracine son histoire dans les premiers siècles de notre ère. Des archéologues y ont mis au jour des objets datant du Ie siècle avant J.-C. ainsi qu'une villa romaine, la villa Severiaco, qui donna son nom à Sivert devenu ensuite Givray. Dès le Ve siècle, le territoire dépend des seigneurs de Roussillon. En 1275, un testament de Guillaume de Roussillon mentionne déjà Saint-Genès et Saint-Maurice-l'Exil. Ce seigneur, accompagné de son fils Philippe III le Hardi puis missionné après le concile de Lyon de 1274, embarque à Aigues-Mortes pour la Terre Sainte et disparaît fin 1277. Au XIe siècle, les chartes mentionnent « Givret », château élevé en 1250 par des seigneurs, et qui correspond au quartier actuel de Givray.
Toponymie de Saint-Maurice-l'Exil
De nombreux textes attestent qu'il a longtemps existé deux paroisses distinctes, Saint-Genès-de-l'Exil et Saint-Maurice-de-l'Exil, devenue par la suite Saint-Maurice-l'Exil. Saint-Genès-de-l'Exil semble disparaître vers la fin du XIe siècle : le cartulaire de Saint-André-le-Bas de Vienne cite en 1055 Ecclésia Sti Genesii de Exilio, tandis qu'un cartulaire postérieur de Bonnevaux ne mentionne plus que Saint-Maurice de l'Exil. L'origine du nom reste controversée : l'abbé Granger évoqua d'abord une corruption de « l'eisili » (les îles) avant de retrouver « Saint Maurice de l'Exil » dans un cartulaire de 1055. Louis Dugas proposa en 1924 le latin Exsilio aquarum (jaillissement des eaux), tandis qu'Ulysse Chevalier y vit une terre d'exil d'un personnage romain mis en disgrâce, dans la lignée de Vienne, terre d'exil de plusieurs figures romaines.
Patrimoine religieux à Saint-Maurice-l'Exil
L'église Saint-Blaise, attenante au vieux cimetière, date du XIIIe siècle. L'église du Christ Sauveur a été construite en 1967, puis rénovée en 1998 et 2013 : donc postérieure à la loi de 1905 dite de « séparation de l'Église et de l'État », de rite catholique, elle appartient au diocèse. Le peintre Robert Dugas-Vialis (1883-1965), natif de la commune, a peint la fresque de la vieille église Saint-Blaise du vieux village.
Saints liés à Saint-Maurice-l'Exil
Saint Pierre de Tarentaise (1102-1174), natif de Saint-Maurice-l'Exil, fut archevêque de Tarentaise et fondateur de l'abbaye de Tamié. Félix Charmetant (1844-1921), également natif de la commune, fut missionnaire de l'institut des Pères blancs puis directeur de l'Œuvre d'Orient.
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