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Saint-Pierre-le-Vieux

Vendée · Pays de la Loire

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Saint-Pierre-le-Vieux

Saint-Pierre-le-Vieux est une commune de Vendée, en région Pays de la Loire, peuplée de 926 habitants. Son territoire présente un éclatement géographique dont l'origine remonte au Xe siècle, lorsqu'une partie de la commune se trouvait sur une île au sein du golfe des Pictons, ancêtre du marais poitevin, progressivement asséché entre cette époque et le XIXe siècle. Les pôles de peuplement se sont développés soit sur le rivage (Souil et Chaslais), soit sur l'île aux endroits stratégiques comme la Porte de l'Ile et Saint-Pierre.

L'origine du nom est liée à la fondation d'un monastère. Selon une chronique rédigée en 1080 par un moine nommé Pierre, de l'abbaye bénédictine de Maillezais, le duc d'Aquitaine Guillaume IV et son vassal Gaucelinus auraient découvert, lors d'une chasse au sanglier, les ruines d'une petite église. Après un épisode interprété comme miraculeux, la duchesse Emma décida d'y fonder un monastère. Celui-ci fut consacré au mois de juin 989 lors du concile de Charroux ; Emma fit appel à son cousin Gauzbert de Saint-Julien de Tours, qui vint accompagné de treize moines. Cette première abbaye fut dédiée à saint Pierre, d'où le nom de « Saint Pierre le Vieil de Maillezais ».

Patrimoine religieux à Saint-Pierre-le-Vieux

Le premier monastère, considéré dans les chroniques paroissiales rapportées par Aillery comme l'un des plus anciens du diocèse, fut définitivement détruit en 1859. L'édifice actuel s'est inspiré de Maillezais (coupole, voûte octogonale, motif des chapiteaux) et reprend, pour la façade, l'inclinaison de la toiture de l'ancien monument avec ses trois portes. Deux pierres tombales y furent retrouvées, dont celle d'un religieux bénédictin daté de 1302 et celle d'un valet nommé Lebegues, mort en 1332.

La commune conserve également la chapelle de Chalais, élevée à la fin du XIe siècle, alors située en bordure du golfe des Pictons. La tradition, appuyée sur les témoignages de Grégoire de Tours et de Pierre de Maillezais, rapporte qu'une chapelle y aurait été fondée au VIe siècle par des marins échappés d'un naufrage. L'édifice visible aujourd'hui relève d'une construction du XIIe siècle. Cette chapelle dépendait de l'abbaye de Maillezais dès le XIe siècle. En 1232, le bien fut saisi par Geoffroy de Lusignan, comte de Vouvant, dit Geoffroy la Grand'Dent, avant d'être restitué en 1236 après son excommunication par le pape Grégoire IX. Lorsque l'abbaye de Maillezais fut érigée en évêché, la chapelle fut rattachée à l'archiprêtre d'Ardin.

L'abside semi-circulaire, réalisée vers la fin du XIIe siècle, est ornée de quatre colonnettes dont les chapiteaux portent des têtes d'hommes et de femmes entremêlées de serpents, et de modillons sculptés sur des sujets tirés de l'agriculture. Vers la fin du XVIIe siècle, deux tableaux sculptés sur bois y furent placés, l'un représentant l'Assomption de la Sainte Vierge, l'autre saint Roch.

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