Saint-Sébastien-sur-Loire
Loire-Atlantique · Pays de la Loire
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- Église Sainte-Madeleine14, boulevard Gustave Roch - 44200 Nantes
- Église Saint Martin1, place Saint Martin - 44120 Vertou
- Église Sainte-Croix6, rue Belle Image - 44000 Nantes
- Église Saint-Jean-Bosco17 rue du Moulin des Carmes - 44300 Nantes
- Église Saint-Jean-Baptiste2 rue de Toul - 44300 Nantes
- Église Saint-SimilienÉglise : place Saint-Similien - 44000 Nantes
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Sébastien-sur-Loire
Saint-Sébastien-sur-Loire est une commune de Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, qui compte 28 283 habitants. Le village d'Aigne prit le nom du patron de la paroisse pour devenir Saint-Sébastien-d'Aigne au Moyen Âge. Jusqu'en 1789, la paroisse s'appela Saint-Sébastien-d'Aigne. La commune porta ensuite le nom de Saint-Sébastien, simplement appelée Sébastien de 1793 à 1801, jusqu'en 1920, date à laquelle le nom de Saint-Sébastien-sur-Loire fut adopté par la municipalité, après le refus par le ministère des Postes du nom de Saint-Sébastien-lès-Nantes, pourtant fréquemment utilisé sur les cartes postales antérieures à la Première Guerre mondiale. La première mention du toponyme Aigne apparaît sous la forme latine Engniam dans une charte de 1287 émanant de l'évêque de Nantes et énumérant un certain nombre de paroisses de la région. Plusieurs étymologies ont été proposées, dont celle d'un mot celte eginn signifiant hauteur, ou un rapprochement avec la localité italienne d'Aniane, lieu d'origine du mouvement bénédictin; l'hypothèse rattachant Aigne à Eaux est jugée peu acceptable car le terme d'origine Engniam ne paraît pas pouvoir être mis en relation avec Aquis. Le caractère anciennement rural de la commune se retrouve dans la toponymie locale: la Métairie, le Pré, Chantepie qui signifie « lieu où chante la pie », ainsi que les noms ouche, clos, noue, lande et bois.
Les premiers occupants s'installèrent le long de la Loire dès la préhistoire. Dans l'Antiquité, le territoire était peuplé par les Ambilâtres, peuple gaulois mal connu qui occupait la rive sud de la Loire avec notamment la cité de Ratiatum, l'actuelle Rezé, et qui faisait partie de la fédération des Pictons. Après la conquête romaine, la Loire marqua la limite entre la province d'Aquitaine, qui incluait les Pictons, et la province de Lyonnaise, où se trouvaient les Namnètes. À l'époque des attaques et des razzias vikings, le territoire situé sur la rive sud de la Loire participa à la défense du Bas-Poitou sous l'autorité du comte d'Herbauges. Ce n'est qu'à partir du milieu du IXe siècle, après les victoires des Bretons commandés par Nominoë sur les Francs, que le nord du pays d'Herbauges fut rattaché au comté de Nantes et à la Bretagne.
Le territoire demeura longtemps un enjeu pour les puissances féodales voisines, en particulier les comtes d'Anjou. En 984, Geoffroy Grisegonelle étendit son domaine jusqu'à la Sèvre nantaise et fortifia ses possessions au sud de Nantes, notamment en construisant une forteresse au Pallet; ce puissant fort donnait à Geoffroy le contrôle de la vallée de la Sèvre nantaise et des voies d'accès du Poitou au comté de Nantes. La puissance angevine profita de la construction du donjon du Pallet pour permettre la fondation d'un important monastère à Vertou. L'influence angevine sur le Sud-Loire nantais se maintint jusqu'à la fin du Moyen Âge. En 851, par le traité d'Angers confirmant la victoire bretonne sur le royaume franc de Charles le Chauve, l'ensemble de la Marche de Bretagne et les territoires entourant Nantes au sud de la Loire furent incorporés au royaume breton. Le bref royaume viking de Bretagne, centré sur Nantes, ne remit pas en cause cet ancrage. L'expulsion des Normands par Alain Barbe-Torte, petit-fils du dernier roi breton, et la transformation de la Bretagne en duché, confirmèrent la fixation de la limite orientale du territoire breton.
La plus ancienne mention concernant l'actuel territoire communal porte sur Portechaise: un acte royal de 1123 confirme les privilèges accordés par des actes antérieurs, dont un de 936, à l'évêque de Nantes sur le port de Rezé et le portus cathedrarum. La création de la paroisse se situe entre la fin du Xe et le début du XIe siècle. L'église fut bâtie sur les fondations d'une précédente église près du hameau du Bois-Poitou, ultérieurement déformé en Bas-Poitou. Avant la Révolution, la paroisse de Saint-Sébastien-d'Aigne s'étendait jusqu'à la rive de la Sèvre nantaise à l'ouest et englobait le faubourg de Saint-Jacques et son prieuré, ainsi que les îles sur la Loire qui formèrent l'île Beaulieu. La paroisse était sans doute déjà consacrée à saint Sébastien dès le Moyen Âge, mais cela n'apparaît clairement qu'au moment où elle devint un haut lieu de pèlerinage, prenant alors le nom de Saint-Sébastien-d'Aigne. La notoriété de ce pèlerinage fut telle que Rabelais l'évoque dans Gargantua, au chapitre 38 de l'édition Juste de 1542. La peur de la peste attirait de nombreux pèlerins qui imploraient la protection de saint Sébastien, à qui l'on attribuait selon la Légende dorée la délivrance de Rome et de Pavie face à l'épidémie. Chaque année, à la fête du saint, la ville de Nantes organisait un pèlerinage officiel jusqu'à l'église de Saint-Sébastien.
Patrimoine religieux à Saint-Sébastien-sur-Loire
Le patrimoine religieux de Saint-Sébastien-sur-Loire est marqué par l'ancien pèlerinage en l'honneur de saint Sébastien, évoqué par Rabelais et qui valut à la paroisse une notoriété étendue dès le Moyen Âge. L'église paroissiale, bâtie sur les fondations d'un édifice plus ancien près du hameau du Bois-Poitou, conserve la mémoire de cette dévotion populaire. Depuis le XVIIIe siècle, et plus encore au XIXe, des demeures nobles ou bourgeoises ont été construites en grand nombre dans les anciennes limites paroissiales. C'est également à Saint-Sébastien que fut signée la paix de la Jaunaye, traité conclu entre les Républicains et les insurgés vendéens pour mettre un terme à la guerre fratricide qui durait depuis plusieurs années; pour les 220 ans de cet événement, le maire Joël Guerriau commanda à Diana Taubin Stvolinsky, peintre d'origine argentine vivant à Barcelone, une peinture murale rappelant ce moment méconnu de l'histoire locale et nationale. Le panneau, mesurant plusieurs mètres, montre à droite, sous la tente, les républicains et le représentant en mission Ruelle entouré de plusieurs généraux, ainsi qu'une troupe de soldats républicains présentant les armes derrière la tente.
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