Saint-Viâtre
Loir-et-Cher · Centre-Val de Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Viâtre
Saint-Viâtre, commune de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire, voit son territoire structuré dès la fin du XVIIIe siècle par les réformes révolutionnaires. Le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) transforme formellement la paroisse de Saint-Viâtre en « commune de Saint-Viâtre ». En 1790, dans le cadre de la création des départements, la municipalité est rattachée au canton de Salbris et au district de Romorantin. Sous le Consulat, un redécoupage territorial ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24 : Saint-Viâtre est alors rattachée au canton de Salbris et à l'arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X (26 septembre 1801). C'est en 1854, à la demande de la commune, que la ville devient Saint-Viâtre en l'honneur d'un ermite retiré dans les bois de Sologne que la tradition nomme Viâtre. Sa tombe se situe dans la crypte de l'église, point central du village.
Toponymie de Saint-Viâtre
C'est au milieu du XIXe siècle que la commune de Tremblevif adopta le nom de Saint-Viâtre en l'honneur de son patron local, en vertu du décret impérial de Napoléon III du 6 décembre 1854. Un arbre issu du cercueil de l'ermite, fait de tremble, serait à l'origine du nom primitif du village : Tremblevy (en latin tremuli vicus, le village du tremble). Ce processus toponymique, passant d'un toponyme composé d'un double adjectif à un hagiotoponyme, est l'absolu contraire de ce qu'il s'est passé à la commune de Molineuf, également en Loir-et-Cher, auparavant nommée Saint-Secondin.
Patrimoine religieux à Saint-Viâtre
L'église Saint-Viâtre aurait été construite sur le tombeau de saint Viâtre. La crypte sous l'autel est la partie la plus ancienne de l'église et aurait abrité le tombeau du saint. Présente depuis le VIIIe siècle, l'église fut reconstruite au XIIIe siècle. À l'intérieur subsiste une litre funéraire partielle ainsi qu'un polyptique, ensemble de quatre volets peints, qui relatent les temps forts de la vie de saint Viâtre ainsi que son inhumation. Ces peintures anonymes datent du premier quart du XVIe siècle. Dans le chœur de l'église, un vitrail représente saint Viâtre chassant le démon ; il s'agit d'un don de Blanche Gibert et de son mari Arthur de La Selle, attesté par les armes des La Selle (« De sable au croissant d'or montant accompagné de trois quintefeuilles du même ») et la devise familiale « Recte et fortiter ». Le clocher est un clocher tors, dont la torsion d'origine accidentelle a été provoquée par le vrillage du poinçon central lors de son séchage. La légende rapporte qu'un ermite vivant au VIe siècle sur les lieux actuels de Saint-Viâtre, après avoir achevé un édifice, jeta son marteau à plusieurs lieues de là : à l'endroit où le marteau tomba jaillit une fontaine toujours existante.
Saints liés à Saint-Viâtre
Saint Viâtre, ermite du VIe siècle, est inhumé dans l'église de la commune et a donné son nom au village. Il est considéré comme saint par l'Église catholique.
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