Saintines
Oise · Hauts-de-France
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- Église Saint Denis Saint Jean BaptisteRue Jean Jaurès - 60410 Saintines
- Église La Sainte TriniteRue Aristide Briand - 60320 Saint sauveur
- Église Saint Vaast2bis, rue de l'égalité - 60410 Saint vaast de longmont
- Église Saint MartinRue des Marmousseaux - 60320 Nery
- Église Saint PierreRue St Pierre - 60410 Verberie
- Église Saint Pierre320, rue Jean Jaurès - 60320 Bethisy saint pierre
- Église Saint Martin100, rue de l'église - 60320 Bethisy saint martin
Découvrir Saintines
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saintines
Saintines est une commune de l'Oise, en région Hauts-de-France, peuplée de 1064 habitants. Grâce aux reliques attribuées à saint Jean-Baptiste, Saintines devient le siège d'un important pèlerinage : une confrérie est reconnue en 1340 par le pape Clément VI, accueillant à Saintines les visiteurs venus vénérer la relique du précurseur. Pendant la Révolution française, le prêtre de Saintines, Jean Hourdé ou Houdé, fait partie des suppliciés de la grande terreur de 1794, guillotiné « place du trône renversé » pour le simple fait qu'il était homme d'église ; son corps repose toujours dans une des deux fosses communes du cimetière aujourd'hui privé de Picpus. Le village était également connu pour sa fabrique d'allumettes, dont l'invention apparaît aux alentours de 1830.
Toponymie de Saintines
Le nom de la localité est attesté sous de nombreuses formes anciennes, parmi lesquelles apud Saintines (1182), Sintinoe (1220), Sainctines (1238), Sanctinoe (1340), saint Ynes (1376) ou encore Sayntines lez Fossés (1431). Le nom Saintines est une création gallo-franque. À l'origine, le lieu était entouré de marécages et son toponyme connu sous le vocable Saint-Isle, formé du bas latin Saina et Insula. Le nom évoque les saintes fontaines qui sourdent sous l'église et sur l'étendue du territoire, et serait issu de Sanctinae, soit les « saintes fontaines ». Lorsque la localité fut christianisée, les sources devinrent des fontaines sacrées, consacrées à saint Denis, saint Martin, sainte Geneviève et saint Jean-Baptiste ; l'eau de la fontaine Saint-Jean passait pour guérir de l'épilepsie.
Patrimoine religieux à Saintines
L'église Saint-Denis-Saint-Jean-Baptiste, rue Jean-Jaurès, a été inscrite monument historique en 1927. Ancienne église de pèlerinage, les fidèles y venaient de loin pour vénérer une relique de saint Jean-Baptiste, ramenée de croisade par un seigneur local, et se baigner dans la fontaine Saint-Jean-Baptiste en espérant la guérison de leurs maux, en particulier l'épilepsie. La double nef gothique flamboyante répondait aux besoins d'accueil aux temps forts du pèlerinage, soit les huit jours à partir de la veille de la fête de la Saint-Jean, le 24 juin. Les deux nefs sont séparées par de grandes arcades ouvertes dans le mur nord de l'ancienne nef romane, dédiée à saint Denis. De la période romane, et plus précisément des années 1120, date aussi le clocher trapu, dont la base forme la première travée du chœur Saint-Denis et possède l'une des voûtes d'ogives les plus anciennes du département. Le chœur roman a été remplacé par un petit chœur gothique au chevet plat pendant la seconde moitié du XIIIe siècle, suivi de la chapelle Saint-Jean-Baptiste destinée à accueillir la relique du précurseur. La construction de la seconde nef intervient après 1508. L'édifice conserve un abondant mobilier liturgique. Le territoire compte également des fontaines sacrées dédiées à saint Jean, saint Denis, sainte Geneviève et saint Martin, objets d'un pèlerinage très important depuis le Moyen Âge ; Martin de Tours aurait abreuvé son cheval sur la source devenue la fontaine Saint-Martin, réputée pour guérir la fièvre. Au sud du village, la grange cistercienne de Fay est mentionnée pour la première fois en 1151, après une première donation remontant à 1136 ; les premiers bâtiments y sont construits au milieu du XIIe siècle, et le bâtiment de stockage mesure 55 mètres de long sur neuf travées.
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