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Sarre-Union

Bas-Rhin · Grand Est

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Sarre-Union

Les premières traces d'occupation du site remontent à la période gallo-romaine, avec des vestiges des IIe-IIIe siècles mis au jour, principalement des ateliers de poterie et de métallurgie. Une voie romaine traversait alors le lieu. La commune est connue au VIIe siècle sous le nom de Bockenheim, et devient en 1328 une ville libre sous l'impulsion du comte de Sarrewerden. La cité est alors fortifiée, ceinte d'un rempart comportant treize tours, dont certaines subsistent encore.

À la mort du dernier comte de Sarrewerden, Bouquenom est donnée en fief au comte de Moers, puis au comte de Nassau-Sarrebruck (1554-1559), partisan du luthéranisme, qui introduisit la Réforme. La guerre de Trente Ans provoque d'épouvantables ravages, et le château de Sarre-Union est détruit. En 1629, le duc François II de Lorraine prend possession de la ville et y rétablit la religion catholique. En 1697, Bouquenom et Sarrewerden sont rattachées directement à la Lorraine ; les Nassau décident de construire une nouvelle capitale, Neusaarewerden (La Ville Neuve). À la mort du dernier duc de Lorraine, Stanislas, en 1766, Bouquenom devient française. Pour des raisons confessionnelles, la région est rattachée au Bas-Rhin par un décret du 23 novembre 1793. Les villes de Bouquenom et Neuf-Sarrewerden sont réunies par un décret de la Convention du 16 juin 1794 sous le nom de Saar-Union, francisé après la Première Guerre mondiale en Sarre-Union.

Toponymie de Sarre-Union

La tradition rapporte qu'en ce lieu, le chef Bucco ou Burco, diminutif de Burckardt, aurait établi sa demeure sous les hêtres (unter den Buchen). Au temps des Gallo-romains s'élevait aussi tout près, au Wasserwald, un autel dédié à Bucius, divinité éponyme de Mercure, le dieu des commerçants et des voyageurs. Les anciennes mentions retiennent Buckenheym au VIIe siècle et en 1178, puis Buckenheimensis et Bouchenheim en 1539. Neuf-Sarrewerden désigne le « nouveau Sarrewerden » ; Sarrewerden venant de Sarre, la rivière qui traverse le village, et Werd, « île », qui désigne un îlot se trouvant à proximité. Le nom Sarre-Union est issu de l'union de Bouquenom et Neuf-Sarrewerden.

Patrimoine religieux à Sarre-Union

Le patrimoine catholique de Sarre-Union se rattache à l'ancienne cité de Bouquenom avec l'église Saint-Georges. À celle-ci s'ajoute la chapelle Saint-Louis de l'ancien collège des jésuites, également située à Bouquenom, témoin de la présence de la Compagnie de Jésus dans la ville après le rétablissement du catholicisme par le duc François II de Lorraine en 1629.

Le tissu confessionnel de la commune reflète l'introduction de la Réforme par le comte de Nassau-Sarrebruck au XVIe siècle : on trouve à Ville-Neuve une église luthérienne, ainsi qu'un ancien temple réformé, daté de 1750 et inscrit au titre des monuments historiques en 1923, désormais dédié aux manifestations culturelles. La communauté juive a laissé pour sa part une synagogue, dont la première édification remonte à 1839 ; ravagée et pillée durant la Seconde Guerre mondiale, endommagée par des tirs d'artillerie, elle a été restaurée et inaugurée en 1950. Un cimetière juif, datant de la fin du XVIIIe siècle, complète ce patrimoine confessionnel.

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