Saulnières
Ille-et-Vilaine · Bretagne
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- Église Saint Martin De ToursRue des Saulniers / Rue Saint-Martin - 35320 Saulnieres
- Église Saint Martin De ToursRue des Planches / Rue du Moulin - 35320 Le petit fougeray
- Église Eglise Saint Martin De ToursPlace de l'Église / Rue Duguesclin - 35320 Le sel de bretagne
- Église Notre Dame De L AssomptionRue de Bretagne / rue d'Anjou - 35150 Brie
- Église Saint Martin De ToursPlace de l'Église - 35320 Tresboeuf
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saulnières
Saulnières est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 795 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Villa Salnieriensis au, ce qui signifie « domaine où on vend du sel », Salneris en 1068, parochia de Sauneriis en 1240, ecclesia de Salneriis en 1516. Les saulniers empruntaient les chemins de la paroisse pour livrer le sel dans les campagnes bretonnes, mais aussi pour le livrer, souvent en contrebande, en Anjou: le « chemin des Saulniers », ancienne voie gallo-romaine, et même probablement chemin protohistorique (de nombreux mégalithes jalonnent son tracé), en bonne partie identifié, passait au nord du bourg de Saulnières et se poursuivait en direction de l'Anjou, passant notamment au sud de la forêt de la Guerche.
En 1068, la paroisse de Saulnières relève du seigneur de Châteaugiron, qui donne le quart des dîmes et du terrage à l'abbaye Saint-Georges de Rennes, où sa fille est religieuse. Selon Jean-Baptiste Ogée, « les religieuses de ce temps jouissaient d'une grande liberté; liberté peut-être aussi funeste à leurs mœurs qu'à leur réputation. La médisance, ou peut-être la calomnie se déchaîna contre elles. Les Conciles et les Évêques, voulant empêcher un scandale nuisible à la religion, donnèrent à ces religieuses des avis sages. Mais l'amour de la liberté, et peut-être des plaisirs, faisoient oublier des conseils salutaires à la vérité, mais qui faisoient un devoir de la pénitence. Enfin le mal alla si loin, qu'en 1527, Yves de Mayeux, Évêque de Rennes, ne pouvant plus tolérer ces abus, eût recours à l'autorité du Roi pour astreindre à la clôture les religieuses de Saint-Georges ».
représentant la région de Saulnières et Le Sel. Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saulnières en 1778 La paroisse de Saulnières était divisée en quatre frairies: le Bourg, la Ballue, la Bosse et la Haute-Bosse. Les seigneurs de Châteaugiron et de Poligné se partageaient les fiefs de la paroisse, qui possédait aussi plusieurs terres nobles: la Motte; la Métairie; la Marchée; le Plessix-Bonenfant. L'assemblée des paroissiens de Saulières, préalable à la réunion des États généraux, se tint le; elle fut présidée par Barbotin le Jeune, notaire de la juridiction du Sel et de la baronnie de Poligné; 27 paroissiens étaient présents et deux d'entre eux ( Alexis Pitauld et Pierre Gouret) furent désignés pour représenter la paroisse à l'assemblée de la sénéchaussée. Le cahier de doléances de la paroisse n'a pas été retrouvé.
Saulnières perd une partie de son territoire quand La Bosse prend son indépendance et devient paroisse par ordonnance royale de Charles X. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saulnières en 1853 Une ligne de tramway des TIV (Transports d'Ille-et-Vilaine) allant de Rennes au Grand-Fougeray en passant par Chartres, Noyal-sur-Seiche, Pont-Péan, Orgères, Chanteloup, Le Sel, Saulnières, Pancé, Bain et La Dominelais fut construite à partir de 1909; mise en service en 1910, la ligne était longue de 64 km; elle ferma en 1937; les tramways y circulaient à environ 25 km/h. Le monument aux morts de Saulnières porte les noms de 33 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux 4 sont morts en Belgique dont 3 (Lucien Bouvier, Dominique Gémin et Félix Rabaux) dès le, le quatrième, Aristide Lambot, étant tué à l'ennemi le; tous les autres sont morts sur le sol français à l'exception de Pierre Phélipé, interné en Suisse après avoir été prisonnier en Allemagne pendant presque toute la guerre et décédé le à Montana. Le monument aux morts de Saulnières porte les noms de 2 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale: Roger Boué, résistant FFI, mort des suites de ses blessures le à Saint-Jean-la-Poterie alors qu'il combattait sur le front de Lorient et Germain Libiot, soldat au d'artillerie lourde, mort pour la France le à Coclois (Aube).
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