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Sérent

Morbihan · Bretagne

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Sérent

Située dans le Morbihan, en Bretagne, Sérent (3 279 habitants) conserve les traces d'une occupation très ancienne : la nécropole hallstattienne de Boquidet a livré dix urnes cinéraires intactes sur onze en 1932, étudiées en 2005 pour éclairer les pratiques funéraires bretonnes de l'âge du fer. Briques et poteries gallo-romaines ont été trouvées à Tregaro, Pouz-Mélan et la Ville-ès-Bretz, tandis que la voie romaine reliant Condate Riedonum (Rennes) à Vorgium (Carhaix) traversait la commune près des Haies.

La première mention de Sérent figure dans le cartulaire de Redon à la fin du IXe siècle : en 857, Billy de Sérent donne une terre à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. La terre de Sérent est érigée en baronnie en 1318 par Jean III, duc de Bretagne, en faveur d'Olivier II, sire de La Chapelle, maréchal de Bretagne. En 1351, Jehan de Sérent participe au combat des Trente. La famille de Sérent, attestée depuis Guéhénoc de Sérent (né en 950), fournit plusieurs croisés, dont Josselin tué au siège de Saint-Jean-d'Acre. En 1790, Sérent devient commune et chef-lieu de canton entre 1793 et 1801. Pendant la Révolution, elle se trouve dans la zone contrôlée par les Chouans de Georges Cadoudal.

Toponymie de Sérent

Le nom est attesté sous les formes Serent en 866 et 1166, Serant en 1383, Sereint en 1516, Serans en 1630. Selon Ernest Nègre, il contiendrait une racine pré-celtique *ser signifiant « couler, se mouvoir rapidement et violemment », rattachée au ruisseau Sérentin. Erwan Vallerie évoque un anthroponyme breton ou latin en évolution brittonique pour une paroisse primitive.

Patrimoine religieux à Sérent

L'église paroissiale Saint-Pierre abrite l'urne cinéraire en forme de cœur d'Olivier de Sérent, mort en 1710. Le portail de l'ancien presbytère, seul élément subsistant de cet édifice, aurait été construit par Jean de Malestroit, recteur de la paroisse jusqu'en 1405 avant de devenir évêque de Saint-Brieuc. La chapelle Sainte-Suzanne est connue pour ses fresques couvrant les murs de la nef et représentant des scènes des Croisades ; le calvaire Sainte-Suzanne (XVIe siècle) présente un fût central encadré de quatre colonnes coiffées de sphères figurant l'agonie du Christ.

La chapelle Saint-Sébastien possède une nef datée de la fin du XVe siècle et un if de plus de 300 ans dans son enclos. La chapelle Saint-Joseph date de 1636, tout comme la chapelle privée dédiée à saint Joseph du manoir de la Ville Gros. La chapelle Saint-Barnabé, reconstruite au XVIIIe siècle, conserve une table d'autel du XVIIe siècle. S'y ajoutent la chapelle Saint-Symphorien à Couesboux, la chapelle Saint-Jacques avec sa poutre de gloire, et l'ancienne chapelle Notre-Dame reconstruite au XIXe siècle aux Broussettes. Plusieurs croix de chemin jalonnent la commune : la croix de Le Croizo fichée dans une dalle de granit, la croix sculptée des Prescles découverte en 1944, ou encore la croix des parachutistes commémorant trois parachutistes tués par les Allemands le 21 juin 1944.

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