Triel-sur-Seine
Yvelines · Île-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Triel-sur-Seine
Triel-sur-Seine, commune des Yvelines en Île-de-France, compte 12 388 habitants. Selon Gautier de Coutances, les habitants du bord de la Seine, dont Triel, auraient été évangélisés par saint Nicaise, disciple de saint Denis, ce qui attesterait que Triel, Triellum en latin puis Trel en langue romane, existait dans la haute Antiquité. Lors de la construction de la voie ferrée et de la gare, on a découvert un cimetière mérovingien, avec des squelettes encore parés de leurs bijoux. À l'époque carolingienne, Triel fait partie du comté de Meulan et eut à souffrir des nombreuses invasions normandes. La localité est citée en 1221 dans une charte de Philippe Auguste lui octroyant le statut de ville affranchie. Lors de la chevauchée d'août 1346, les troupes anglaises traversèrent la Seine, passèrent par Triel qu'elles pillèrent et brûlèrent. Triel fut occupée par les troupes prussiennes à partir du 18 septembre 1870, lors du siège de Paris.
Toponymie de Triel-sur-Seine
Le nom de la localité est attesté sous les formes Treola début du IXe siècle, Troieul en 1093, Trel en 1173, Trieut en 1314, Triellum puis Triel-bourg au Moyen Âge. Albert Dauzat rattache Triel aux toponymes du type Treix, Trie, Trilport, qui remontent au francique thresk « jachère ». Le vieux bas francique *thresk est un déverbal de *threskan « battre (céréales, foin) », qui a donné l'ancien français trescher, treschier « danser », c'est-à-dire à l'origine « battre le grain » puis « battre le sol ». Triel serait un dérivé ancien *Tri(sc), avec adjonction d'un suffixe -el.
Patrimoine religieux à Triel-sur-Seine
Jusqu'à la Révolution, la paroisse Saint-Martin de Triel comprenait Triel, Pissefontaine, Chanteloup et Carrières, et était à la collation de l'abbé de Fécamp. En 1791, Chanteloup et Carrières sont séparées de la paroisse de Triel et érigées en communes, tandis que Pissefontaine est intégrée à Triel. L'église Saint-Martin, classée monument historique par liste de 1862, est un vaste édifice issu de quatre époques différentes : la nef gothique du second quart du XIIe siècle, des parties hautes reconstruites au début du XIVe siècle avec un triforium de style gothique rayonnant, un second bas-côté et une grande chapelle ajoutés à la fin du XVe siècle en style gothique flamboyant, puis un chœur Renaissance bâti sous le règne de Henri II, muni d'un déambulatoire et d'une crypte en hémicycle. L'édifice conserve treize grandes verrières de la Renaissance et présente la particularité du passage d'une rue sous la première travée. La chapelle Sainte-Anne, située 53 rue Charles-Dupuy, inscrite monument historique par arrêté du 11 décembre 2013, date du premier quart du XIIe siècle et constitue le dernier vestige en élévation des bâtiments hospitaliers qui se sont succédé sur le site ; elle se distingue par deux piliers à chapiteaux romans situés entre la nef et le chœur. En 1748, les Brissart abandonnent un terrain pour établir un nouveau cimetière et supprimer celui situé autour de l'église.
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