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Villers-Saint-Paul

Oise · Hauts-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Villers-Saint-Paul

Villers-Saint-Paul est une commune de l'Oise, en région Hauts-de-France, qui compte 6 521 habitants. Avant la Révolution française, le village est le siège d'une seigneurie. Elle est détenue en 1764 par Henry-Gabriel de Béry, marquis d'Essertaux, seigneur d'Oresmaux, Jumelle, Treux, Villecourt et Villers-Saint-Paul, époux d'Anne Marie Claude de Berbier du Metz.

Toponymie de Villers-Saint-Paul

Le nom de la localité traverse les siècles à travers une longue série d'attestations latines et romanes. Dès 1006, un acte évoque villam quae dicitur Villaris, située sur l'Oise dans le comté du Silvanectensis. Apparaissent ensuite Villare (1144), Vileirz et Vilers (1161), puis Villare sancti Pauli (1219) et Villers saint Pol (1240). La forme moderne Villers-Saint-Paul s'impose en 1840, après un bref Villers-Paul daté de 1794.

Villers est un appellatif toponymique français issu du gallo-roman villare, lui-même dérivé du gallo-roman villa, « grand domaine rural », du latin villa rustica. Saint-Paul est un hagiotoponyme.

Patrimoine religieux à Villers-Saint-Paul

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été classée monument historique par la liste de 1862. Sa nef et ses bas-côtés sont romans et datent du quart du XIIe siècle, sans avoir été achevés avant 1125. Le transept, le chœur au chevet plat et les absides de cette première église ont été remplacés environ un siècle plus tard par une construction dans le style de la transition roman-gothique, voûtée d'ogives mais conservant corniches et cordons de goût roman.

Le clocher au toit en bâtière relève de la même campagne de construction. Flanqué à trois angles de puissants contreforts et, au sud-est, d'une tourelle d'escalier, il converge sur quatre clochetons à six pans garnis d'écailles, disposition rare en union avec un toit en bâtière. Le premier étage est percé d'une fenêtre en tiers-point par face, encadrée de quatre colonnes de chaque côté ; le second étage présente deux hautes baies géminées par face, encadrées de minces colonnettes. L'église se singularise par la position du clocher à gauche du chœur, à l'est du croisillon nord du transept, alors que le clocher central est la règle dans la région, et par la longueur inégale des bras du transept.

La nef n'a jamais été voûtée et porte sur six travées, avec six arcades en arc brisé communiquant avec les bas-côtés. Les chapiteaux, aux motifs parfois archaïques, imitent ceux de la première collégiale de Saint-Leu-d'Esserent de 1080. Le portail occidental, sous un gable, déploie une archivolte à cinq arcades superposées, ornées de bâtons brisés, d'un tore, d'une frette crénelée et d'un rinceau de feuillages.

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