Pléneuf-Val-André
Côtes-d'Armor · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Pléneuf-Val-André
Pléneuf-Val-André, commune des Côtes-d'Armor en Bretagne, compte 4063 habitants. Son sol porte la trace d'une occupation très ancienne : à la plage des Vallées, des restes de faune quaternaire et des éclats de silex ont été mis au jour ; un biface acheuléen découvert près du port de Piégu atteste une présence humaine remontant à plus de 200 000 ans. Le cairn de la Ville-Pichard témoigne d'une occupation au Néolithique moyen armoricain, tandis que plusieurs gisements gallo-romains, datés du Ier au IVe siècle, ont livré tegulae et céramiques sigillées. En 1889, la première pierre de la paroissiale est posée le 9 mai, l'édifice étant inauguré le 9 août 1891 par Pierre-Marie-Frédéric Fallières. En 1896, la première pierre de la chapelle proche de la Communauté est posée le 21 décembre, et l'édifice est consacré le 11 avril 1899 par Jules-Laurent-Benjamin Morelle. En 1965, Pléneuf prend le nom de Pléneuf-Val-André à la suite du décret du 5 janvier.
Toponymie de Pléneuf-Val-André
Le nom est attesté sous les formes Pluenot en 1167, Pluenneut vers 1330, Pleneuc en 1356, jusqu'à Pleneuf en 1679 et 1793. Il vient du moyen breton ploe, qui signifie paroisse, et de saint Enoc, cité dans un acte de l'abbaye de Redon en 1181-1182. Il s'agirait de saint Henwg de Caerleon-sur-Usk, né au Ve siècle, cousin et compagnon de saint Samson. La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Pleneg-Nantraezh.
Patrimoine religieux à Pléneuf-Val-André
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul est l'édifice paroissial, réalisée par l'architecte Le Guerrannic entre 1889 et 1897. Le presbytère, construction de 1767 agrandie en 1833, conserve dans son jardin une croix redentée portant un décor sculpté en demi-relief ; sur le mur de la maison sont insérés les vestiges du gisant de Jacques II Du Guémadeuc, composés d'un buste et d'un fragment de dalle. Au Moyen Âge, l'îlot du Verdelet abritait une ecclesia dépendant des évêques de Saint-Brieuc, puis un établissement monastique avec un sanctuaire dédié à Saint-Michel, nommé Saint-Michel de la Roche-Tanguy selon des chartes de 1132 et 1216. En 1284, un clerc de la Roche-Tanguy est nommé recteur de la paroisse Saint-Martin de Lamballe, le Verdelet dépendant du prieuré de cette paroisse. Un aveu de 1585 évoque déjà une chapelle « à présent en ruine et caducité ».
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