Saint-Jacut-de-la-Mer
Côtes-d'Armor · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Jacut-de-la-Mer
Saint-Jacut-de-la-Mer est une commune de Côtes-d'Armor, en Bretagne, qui compte 910 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes S. Jacobus entre 1009 et 1019, Monasterium S; Jacobi entre 1024 et 1034, Landoual en 1590. Le nom de la localité est associé par Hervé Abalain à Jacut de Landoac.
Pour Jean-Yves Le Moing, la forme latinisée Jacutus semble dériver d’un plus ancien Jacobus, dans un contexte où le culte de saint Jacques est particulièrement développé dans l’ancien évêché de Dol. Le t final de Jacutus pourrait résulter d’une réfection du nom latin en Haute-Bretagne, liée à la disparition de la consonne finale de Jacob à l’époque de la transition linguistique entre le breton et le gallo. Selon Erwan Vallerie, la forme Sancti Gigut attestée en 1249 est un exemple de francisation précoce des noms bretons, illustrée par la substitution de [ʒ] à [j] à l'initiale, qu'il interprète comme l'indice d'un état de bilinguisme jusqu'au milieu.
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale, le nom de la localité est attesté sous plusieurs formes contemporaines. L'association Chubri restitue les prononciations locales, et, qu'elle retranscrit respectivement Sint Jaghu, Sint Jéghu et Sint Jèghu, suivant l'écriture MOGA élaborée en 2007.
L'occupation du territoire de Saint-Jacut-de-la-Mer est attestée dès l'époque néolithique par la présence de nombreux dépôts coquilliers, que ce soit sur la presqu’île ou sur l'archipel des Ébihens. Un menhir long de cinq mètres est signalé à la Pointe du Chevet et gît désormais sur l'estran. Sur les Ébihens, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour les fondations d'un village coriosolite et d'une petite nécropole de l'âge du fer. Selon la vita Jacuti, rédigée au, le moine gallois Jacut aurait bâti un monastère au début du, à l'emplacement de l'actuelle abbaye. La vita Jacuti est en réalité copiée sur la vita sancti Winwaloei, relatant la vie de saint Guenolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec et frère de Jacut. Des actes datant du début du indiquent néanmoins que le monastère était à l'origine placé sous le patronage de Jacques le Mineur.
Il constituait d'ailleurs l'un des plus importants monastères de cet évêché. Le monument aux morts de Saint-Jacut porte les noms de 39 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Le monument aux morts de Saint-Jacut porte les noms de 21 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Georges Cambray, un soldat originaire de Saint-Jacut, est mort pour la France pendant la guerre d'Indochine. Jean Moulin, un autre soldat du village, est mort en 1946 dans le cadre des forces françaises en Allemagne.
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