Saint-Just-en-Chaussée
Oise · Hauts-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Just-en-Chaussée
Saint-Just-en-Chaussée est une commune de Oise, en Hauts-de-France, qui compte 6 060 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Sinomovicus (Xe); « est locus antiqua appellatione Sinamovicus » (XIe); in villa sancti Justi (1013); apud sanctum Justum (1107); abbate sancti Justi (1157); de Sancto Justo (1164); Sanctus Justus (1170); sigillum petri abbatis sancti Justi (1190); apud sanctum iustum (1194); Si Justi Belvacen (1243); castellanus de Sancto Justo (1273); Saint Just en Biauvoisis (1299); Saint Just en Beauvoisins (1302); S. Juste en Beauvoisin (1343); Sainct Just en Beauvoisis (1369); Sainct Just ou pays de Beauvoisis (1492); Saint Just en Beauvoisis (1525); Saint Just l'abbaye (1575); St Just (1667); Saint-Just-en-Chaussée (1840). Saint-Just est un hagiotoponyme qui fait référence à Juste de Beauvais, enfant de neuf ans qui aurait été martyrisé en ces lieux à la fin du (287).
Avant le, à l'intersection de deux chaussées Brunehaut, sur le territoire des Bellovaques, s'installent quelques maisons formant le village de Sinomovicus (Simonville). Ce nom disparaît, au profit successivement de Saint-Just (en 1015), Saint-Just-en-Beauvaisy, Saint-Just-l'Abbaye, et enfin Saint-Just-en Chaussée.
Un important sanctuaire gaulois enclos d'un fossé large et profond a été édifié sur un point haut du paysage au cours du second âge du fer (450 à 50 avant notre ère) et existait avant et après la guerre des Gaules. Des fondations de bâtiments, des caves et des puits ont été découverts lors de fouilles menées dès les années 1970. Située sur la via Agrippa de l'Océan allant de Lugdunum (Lyon) à Gesoriacum (Boulogne-sur-Mer), l'agglomération gallo-romaine était un point de jonction de deux voies romaines. En 287, Juste de Beauvais, enfant chrétien âgé de neuf ans, y aurait été décapité par les autorités romaines. Au Moyen Âge la ville était fortifiée, elle fut un lieu de villégiature des évêques de Beauvais. L'abbaye prémontrée construite en 1119 ainsi que le château des évêques furent tous deux détruits en 1347.
L'abbaye reconstruite finira brûlée en 1707. Le château fortifié de la rue Prévost n'existe plus, cette rue est une ancienne commune rattachée à Saint-Just en 1793. Durant la terrible guerre de Trente Ans, en 1636, la ville est brûlée et pillée par les Espagnols. La gare de Saint-Just-en-Chaussée, ouverte en 1846, était autrefois un carrefour ferroviaire important entre De 1891 à 1961, elle était également le cœur de la petite ligne d'intérêt local à voie métrique entre Estrées-Saint-Denis, Froissy et Crèvecœur-le-Grand, exploitée par une compagnie privée, la Compagnie générale de voies ferrées d'intérêt local. L'arrivée du chemin de fer permit le développement de l'industrie sucrière à Saint-Just, avec la création de la sucrerie en 1873.
La construction de cette grande usine à vapeur pour l'entreprise Desjardins et coûta la somme importante de pour la fabrication du sucre de betteraves. Les betteraves étaient traitées dans une râperie adjacente à l'établissement mais, dès 1884, d'autres râperies étaient implantées à Gannes, Lieuvillers, Wacquemoulin et Ravenel. Le jus sucré produit était transmis à Saint-Just par des conduites souterraines. L'entreprise occupait alors 400 salariés pendant les quatre mois de la campagne betteravière. En 1877, elle prend la dénomination de Sucrerie Centrale S.A., puis, en 1898 celle de Piettres Frères. Elle est modernisée en 1900 et 1913, date à laquelle elle est rachetée par la Société des Raffinerie et Sucrerie Say.
L'entreprise adjoint en 1951 les activités de fabrique d'engrais et de pâte à papier, avant de fermer en 1978. D'autres entreprises sont créées à Saint-Just-en-Chaussée, tel que la production de métiers à tisser pour la bonneterie par Édouard Tailbouis puis Auguste Bonamy et Léon de Séréville. En septembre 1914, dans le cadre de son déplacement pour rejoindre ce qui allait être connu comme le combat de la Rougemare et des Flamants, un commando allemand chargé de faire sauter le pont d'Oissel (Seine-Maritime), traversa le village, à bord de véhicules à moteur, ce qui était alors une nouveauté. Lors du bombardement du qui visait la gare et les voies ferrées, vers 7 h 45, plusieurs bombes atteignent le café situé au 107 rue de Beauvais (actuelle rue de la Libération). Marie Lory, la tenancière, et sa belle-sœur Eugénie sont tuées, ainsi que deux consommateurs: Charles Lemaire et Émile Lesueur. Trois soldats trouvent également la mort à cette occasion.
De nouveaux bombardements se produisent, notamment celui du où 178 obus tombent sur la ville en moins de 24 heures, et durent jusque fin août 1918. Selon l'époque, la ville accueille des réfugiés ou est évacuée de sa population. À la fin de la guerre, en avril 1918, lors des dernières contre-attaques allemandes de l'Opération Michael et de l'Offensive du Printemps, la commune abrita un centre d'évacuation de matériels agricoles français. La sucrerie est utilisée comme poste sanitaire puis devient l'hôpital militaire 15bis Durant la guerre, la commune subit des destructions. Des baraquements en bois furent construits pour reloger des sinistrés et certains subsistaient en 2003.
La ville a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le avec la citation: « Envahie en 1914 et libérée par la victoire de la Marne, s'est trouvée de nouveau après l'offensive allemande de 1918 à quelques kilomètres du front. Nœud important de voies ferrées, a été l'objet de violents et journaliers bombardements par canons, sans cesser de faire preuve du plus beau courage ».
Patrimoine religieux à Saint-Just-en-Chaussée
Saint-Just-en-Chaussée ne compte aucun édifice classé ou inscrit monument historique sur son territoire. Les monuments notables de Saint-Just sont
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