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Saint-Pierre-d’Irube

Pyrénées-Atlantiques · Nouvelle-Aquitaine

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Saint-Pierre-d'Irube

Les terres de Saint-Pierre-d'Irube, commune des Pyrénées-Atlantiques en Nouvelle-Aquitaine peuplée de 5 822 habitants, livrent dès 1866 les traces d'un peuplement magdalénien : Arnaud Detroyat met alors au jour, dans la propriété Belle-Fontaine de Mousserolles, nucléus, grattoirs et perçoirs. En 1872, M. Proisy signale un autre site préhistorique sur le plateau du Basté, près de l'église, où les fouilles successives, jusqu'à celles du professeur Chauchat en 1966, attestent une occupation du Paléolithique moyen et supérieur.

Le peuplement médiéval d'Iruber semble remonter à 1122, lorsque Guillaume IX d'Aquitaine accorda à l'évêque de Bayonne Raymond de Martres le droit de fonder des établissements agricoles dans la province du Labourd. Les archives de Navarre mentionnent la paroisse en 1249 sous la graphie parroqui de Iruber. En 1696, la population se révolta contre la gabelle, prélude aux soulèvements du Labourd de 1726. Le 4 mars 1794, un décret des représentants du peuple Pinet et Cavaignac réunit la commune à Villefranque sous le nom de Tricolore, jusqu'au 2 mars 1795. Le 13 décembre 1813, les coteaux furent le théâtre de combats acharnés entre le maréchal Soult et Wellington, notamment dans les quartiers Karrika et Mizpirabakoitz.

Toponymie de Saint-Pierre-d'Irube

Le toponyme apparaît dès 1150 sous la forme Yruber, puis Sent-Pé d'Yrube en 1482 dans les rôles gascons. Selon Jean-Baptiste Orpustan (1990), Irube proviendrait d'iruberri, « domaine nouveau ». Le nom basque de la commune, Hiriburu, fut normalisé par l'Académie de la langue basque le 30 mars 2000, le gentilé étant hiriburutar.

Patrimoine religieux à Saint-Pierre-d'Irube

La présence d'un édifice paroissial à Saint-Pierre-d'Irube est attestée dès 1482, dans une délibération du Corps de ville de Bayonne évoquant une terre proche de l'église de Saint Pé d'Yrube. L'église Saint-Pierre est entourée des maisons Elizaldia, Elizabelar, Ibarbide, Bidart et Martino ; son cimetière recèle un tombeau inscrit auprès du ministère de la Culture, ainsi que des stèles discoïdes recensées par l'association Lauburu.

L'ancienne benoîterie, construite vers 1650 et classée aux monuments historiques, se dresse entre l'église, le vieux cimetière et la route départementale 936 ; elle accueille aujourd'hui un musée d'écologie et de spéléologie. De 1650 à 1919, douze benoîtes s'y sont succédé, chargées notamment d'entretenir l'église et les ornements sacerdotaux. Subsistent par ailleurs la chapelle de la Villa Quieta, sans doute édifiée vers 1720 par Mgr André Dreuillet, évêque de Bayonne, puis reconstruite en 1860 sous l'impulsion de Bernard d'Arcangues, et la chapelle Saint-Joseph, de style néogothique, bâtie vers 1860 par Cyprien Broussain et rénovée en 1979. Les chapelles des propriétés Glain et Les Lauriers ont, elles, été détruites. La commune fit l'acquisition d'un nouveau terrain pour les inhumations en 1886, puis d'un autre au Basté en 1924.

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