Saint-Méen-le-Grand
Ille-et-Vilaine · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Méen-le-Grand
Saint-Méen-le-Grand est une commune de Ille-et-Vilaine, en Bretagne, qui compte 4 603 habitants.
Saint Méen fut invité par le seigneur Caduon, et revint s'installer à ses côtés. Méen meurt le et figure au calendrier des saints bretons. Le premier tombeau, en granit, de saint Méen a été déposé dans le cimetière, sous le vitrail du chevet de la chapelle sud du transept. Saint-Méen, au croisement de voies romaines, est un des anciens fiefs ecclésiastiques dont l'emplacement fut choisi au XIe siècle par l'abbé Hinguethon. La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Meven. Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 14,0 % des toponymes de la commune sont bretons.
Lors de la Révolution, la commune se déclare « pour » la République. Cela se manifeste, entre autres, par la participation aux fêtes révolutionnaires, dont la principale est celle célébrant l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI, accompagnée d'un serment de haine à la royauté et à l'anarchie, fêtée à partir de 1795. D'autres fêtes sont célébrées: l'anniversaire de la République, chaque à partir de l'an IV, et les fêtes de l'Agriculture et de la Reconnaissance, pourtant peu suivies dans le département. Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Méen-la-Forêt et Méen-Libre. Le général Vachot écrit le au Comité de salut public de Segré: « J'ai exterminé et presque entièrement détruit les Chouans qui ravageaient les districts de Broons, Saint-Méen, Montfort, Châteaubourg, Vitré, La Guerche, etc. En 1822, le collège établi dans l'ancienne abbaye de Saint-Méen-le-Grand est transformé en petit séminaire.
Le la ligne ferroviaire (Ligne de Ploërmel à La Brohinière), gérée par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest est mise en service. Cette ligne ferroviaire, à écartement standard et à voie unique, longue de 41 km, comprenait entre Ploërmel et La Brohinière 5 gares situées à Loyat, Néant-Bois de la Roche, Mauron, Gaël et Saint-Méen; la ligne fut gérée par la suite par le réseau Ouest-État, puis par la SNCF, ferma en 1972 pour le trafic voyageurs et totalement en 1998. De 1878 à 1879 le barde breton Jean-Baptiste Théodore Marie Botrel a vécu chez sa grand-mère à Saint-Méen-le-Grand, dans une chaumine au Parson. Son œuvre en sera profondément marquée. Le monument aux morts de Saint-Méen-le-Grand porte les noms de 107 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. À Châlons-sur-Marne (Marne), un soldat originaire de Saint-Méen, Louis Ruelleux, du de chasseurs à pied, est fusillé pour l'exemple pour « abandon de poste devant l'ennemi par automutilation » à la suite d'une décision du conseil de guerre de la 4e armée (France)|.
En 1918, le nom officiel de la commune est modifié de « Saint-Méen » en « Saint-Méen-le-Grand » pour la différencier de la commune de Saint-Méen située dans le Finistère. Le monument aux morts de Saint-Méen-le-Grand porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale et installe ses quartiers au Monterfil et à Paimpont (elle est baptisée Henri Moras, pour honorer cet homme abattu en service à l'entrée de Paimpont par un officier SS qui fuyait se cacher en forêt). Tous les groupes qui en sont membres avaient, avant cette date, déjà participé à des actions de sabotage et à des embuscades contre des convois allemands. Elle reçut comme mission le nettoyage de la présence allemande en forêt de Paimpont, en coopération avec l'armée américaine. Sur les 800 Allemands faits prisonniers en Forêt de Paimpont, environ 350 le furent par la 12e compagnie FFI et furent remis aux Américains ou convoyés au camp de prisonniers de Vezin-le-Coquet. Trois soldats originaires de Saint-Méen-le-Grand sont morts pendant la guerre d'Indochine: Yves Le Gras, Roger Riou et son frère Claude.
Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l'ordinaire de leur famille restée au pays.
Patrimoine religieux à Saint-Méen-le-Grand
Les fondations de l'église remontent à la reconstruction du monastère de Saint-Méen, entre 1024 et 1028. Les transepts auraient été édifiés au XIIe siècle, les deux chapelles ne voyant leur forme actuelle, tout comme la nef principale, qu'au commencement du XIVe siècle. Seules la tour et la chapelle Saint-Vincent conservent donc aujourd'hui des traces de pur roman, le reste de l'abbatiale mélangeant absolument tous les styles. Les dernières et plus importantes transformations furent opérées au XIXe siècle.
À la suite de l'effondrement de l'antique nef de l'église (prolongeant autrefois l'édifice), les lazaristes entreprirent d'inverser l'orientation du lieu. Ainsi que le veut la tradition, l'axe de l'église était auparavant orienté vers l'est. Aujourd'hui, il l'est vers l'ouest. L'ancien chœur des moines devint la nef actuelle et le nouveau prit place sous la tour.
On déplaça enfin le porche d'entrée en perçant le chevet.
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