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Leuville-sur-Orge

Essonne · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Leuville-sur-Orge

Leuville-sur-Orge, commune de l'Essonne en Île-de-France peuplée de 4 304 habitants, plonge ses racines dans le Moyen Âge. Le village faisait alors partie du fief de Montlhéry, et les Leuvillois subissaient les guerres féodales du fief ou de l'abbaye de Longpont. Lors de la bataille de Montlhéry en 1465, qui opposa Louis XI et Charles le Téméraire, la population de Leuville (une cinquantaine d'habitants) fut réduite de moitié.

En 1466, Jean Alart de Court Alaric fit don de la seigneurie de Leuville à Jacques Olivier, procureur au parlement de Paris. Au XVIe siècle, le village appartenait à la famille Olivier de Leuville, qui édifia un château dont il ne reste aujourd'hui ni vestiges ni iconographie. Le 6 janvier 1593, le château de Leuville-sur-Orge et la ville d'Arpajon furent pris par les troupes d'Henri IV en lutte contre la Ligue. Lors de la Révolution française, Leuville servit de refuge à Lacépède, savant botaniste disciple de Buffon, qui fuyait Paris et la Terreur. La commune fut créée en 1793 sous le seul nom de Leuville, la mention de l'Orge étant ajoutée en 1891.

Toponymie de Leuville-sur-Orge

Les formes anciennes attestées sont nombreuses : Lunvilla vers 1190, Lugvilla vers 1136, Lugvillan, Lunavilla au XIe siècle, Lupi Villa, et Lieuville en 1370. Au XIIe siècle, Leuville s'appelait Lunvilla, du nom d'homme germanique Leudinus et du mot romain villa.

Patrimoine religieux à Leuville-sur-Orge

L'église Saint-Jean-Baptiste, datant du XIIIe siècle, a subi de profondes modifications depuis. Elle abrite un retable du XVIIe siècle, restauré au XXe siècle, une statue de saint Michel du XVIIe siècle, une statue de saint Vincent du XIXe siècle, ainsi qu'une icône du XXe siècle offerte par la paroisse orthodoxe géorgienne de Paris, qui vient y célébrer des offices. Ce dernier détail témoigne d'un lien original entre l'édifice et la communauté géorgienne installée localement depuis 1922, lorsque la classe politique géorgienne, chassée par l'invasion du territoire national par l'Armée rouge, acquit le domaine appelé plus tard le château des Géorgiens. Le cimetière communal abrite un carré géorgien de 500 sépultures, où se trouve également un ossuaire réservé aux émigrations géorgiennes des années 1920 et 1940. Élie Mélia (1915-1988), prêtre orthodoxe et historien de l'Église, y est inhumé.

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