Hillion
Côtes-d'Armor · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Hillion
Hillion, commune de 4 274 habitants des Côtes-d'Armor en Bretagne, possède un passé attesté depuis le néolithique : haches de pierre polie, meules, racloirs et pointes de flèches y ont été découverts depuis le XIXe siècle, auxquels s'ajoutent le menhir de Carquitté mis au jour en 1964 et les fondations d'une maison de la fin de cette période exhumées par l'Inrap en 2017. La période gallo-romaine y a laissé des traces nombreuses, notamment au site de la Grandville, considéré comme un vicus portuaire avec maisons, thermes et probable temple, relié par voies secondaires à l'axe Fanum Martis (Corseul) - Vorgium (Carhaix).
Au VIe siècle, selon la Vita Briocii, Brieuc débarque dans le fond de la baie de Saint-Brieuc avec des moines et des Bretons, rejoignant des migrants d'origine galloise installés à Licellion, où réside son cousin Rigwall. En 848, Nominoë, roi des Bretons, crée le diocèse de Saint-Brieuc. Les seigneurs d'Hillion figurent parmi les vassaux d'Éon Ier de Penthièvre : selon le Domesday Book (1086), Hervé et Tihel de Hillion, chevaliers, ont combattu à Hastings avant de recevoir des terres en Angleterre. En 1327, Guillaume de Tournemine, échappant à la noyade dans l'anse d'Yffiniac, invoque saint Yves et fait construire une chapelle qui lui est dédiée sur le site actuel de la chapelle du château des Marais.
Toponymie de Hillion
Le nom de la commune viendrait du camp romain Iliacus Roboris (« camp du Rouvre »), installé sur les lieux de l'actuelle ferme de Carbien. Le toponyme est attesté sous les formes Helyon au XIe siècle, Hilium en 1148, Hyllion en 1216, puis Hillion à partir de 1219. Dom Lobineau, Dom Morice et Arthur de la Borderie, s'appuyant sur la Vita Briocii, situent la fondation du village, alors Lis-Helion, « aux environs de l'an 490 ». En breton ancien, lis, issu du gallois llys, signifie « cour seigneuriale ». Le nom en breton de la commune est Hilion.
Patrimoine religieux à Hillion
L'église Saint-Jean-Baptiste, datée par les spécialistes de la fin du XIe siècle, fut érigée peu après la conquête de l'Angleterre. Vaste édifice de type roman, elle correspond au style normand des églises élevées à la même époque et comporte une tour massive implantée à la croisée du transept. Remaniée jusqu'au XIXe siècle, elle est ouverte au public. La commune compte également l'église Saint-Ronan de Saint-René, ouverte au public, ainsi que la chapelle Saint-Loup-et-Saint-Gilles du château de Bonabry (XVIe-XVIIe siècles). La Croix de Bonabry (XVIe siècle), à l'origine « croix de Lesmeleuc », porte les armoiries d'Adrien du Fay et de Catherine Madeuc.
Saints liés à Hillion
Saint Ronan, dont le nom a été francisé en saint René, est un moine irlandais venu annoncer le christianisme au VIe siècle. Il commence sa mission dans le Léon puis dans l'actuelle Cornouaille (Locronan, « terre sacrée de Ronan »). Selon la tradition, il part s'installer à Hillion, où il crée un ermitage au lieu-dit Saint-Ronan, nom qui perdurera jusqu'au XVIIe siècle. Il y serait mort, son corps ayant ensuite été transféré à Locronan. C'est de ce séjour que procèdent l'église Saint-Ronan et l'ancienne paroisse de Saint-René.
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