Combrit
Finistère · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Combrit
Combrit, commune du Finistère en Bretagne, compte 4 247 habitants. Le territoire conserve des vestiges néolithiques et gallo-romains, notamment une villa romaine et un atelier de fabrication du garum à Kerobestin, ainsi qu'un cimetière à Kergadec. Plusieurs menhirs ont été recensés au Treustel-Nevez, à Kerdousten et à Seiz Feuteun.
Ancienne paroisse probablement née au VIe siècle, Combrit comptait deux trèves, l'Île-Tudy et Lambour. Selon le mythe fondateur, sous le pontificat de saint Conogan, trois frères, Tudy, Vennec et Tudual, auraient débarqué à Loctudy et se seraient partagé le territoire, Tudual obtenant Combrit. En 1022, le partage des biens des comtes de Cornouaille attribue Combrit à l'abbé de Saint-Tudy. En 1395, sur 137 feux fiscaux, 30 étaient dits « poissonniers », et la paroisse était la deuxième de l'évêché de Cornouaille par le nombre de foyers.
Le 23 juin 1675, l'église Saint-Tugdual fut le point de départ en Pays Bigouden de la Révolte des Bonnets rouges, les paroissiens s'en prenant au seigneur du Cosquer. En représailles, le duc de Chaulnes fit raser le clocher de l'église paroissiale.
Toponymie de Combrit
Le nom Combrit serait apparenté au vieux mot français combre, signifiant « confluent » ou « pêcherie », en allusion aux pêcheries de la rive droite de l'Odet. René Couffon y voit un anthroponyme, con signifiant « éminent » et brit « esprit » en vieux breton. Le nom de la paroisse s'est écrit Combrit en 1223 et en 1368, Combrictum en 1284, Combric vers 1330.
Patrimoine religieux à Combrit
L'église paroissiale Saint-Tugdual, dédiée à saint Tugdual, fut édifiée à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, ce qui explique le style roman des piliers et arches proches du maître-autel. Elle fut largement remaniée à la fin du XVe siècle ou dans la première moitié du XVIe siècle. Les retables datent du XVIIe siècle, le bénitier de 1611, le baptistère des XVIe et XVIIIe siècles, le cadran solaire du XVIe siècle, la chaire du XVIIIe siècle. Parmi les statues, l'une représente saint Tugdual et l'autre saint Jean Discalceat. La flèche gothique fut arasée en 1675 après la Révolte des Bonnets rouges, et ce n'est qu'en 1774 que Louis XVI accorda le droit de reconstruire le clocher actuel, à dôme et à lanternon, surnommé « dôme Bigot » du nom de l'architecte diocésain Étienne Bigot. Le pardon de saint Tugdual est organisé en décembre.
La chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté, dite aussi chapelle Saint-Vennec, abrite depuis 2007 les panneaux d'un chemin de croix créés en 1933 par Xavier de Langlais, et un grand vitrail réalisé en 1943 par Pauline de La Jarrige derrière le maître-autel. Les ruines de la chapelle Saint-Vital, près de Ty Robin, témoignent d'une ancienne chapelle du XVe siècle de la famille du Guermeur, seigneurs de Corroac'h. Treize croix et calvaires sont recensés dans la commune, dont celui situé près de l'église Saint-Tugdual qui date de la mission de 1874, les croix du Cosquer et les croix de Saint-Vennec.
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