Trouver une messe

Église · Bouches-du-Rhône

Basilique du Sacré-Cœur

Marseille 08

2 bis, rue Saint Adrien- Le Prado - 13008 Marseille 08
Basilique du Sacré-Cœur

Horaires des messes

Source : messes.info

Les horaires messes.info s’affichent automatiquement lorsque les services fonctionnels sont autorisés. Le widget charge aussi Google Maps.

Si le widget ne s’affiche pas, vérifiez les horaires auprès de la paroisse avant de vous déplacer.

Adresse
2 bis, rue Saint Adrien- Le Prado - 13008 Marseille 08
Paroisse
Paroisse Le Sacré-Cœur
Construction
1947

Découvrir le lieu

Histoire de la basilique du Sacré-Cœur de Marseille

La basilique du Sacré-Cœur de Marseille naît d'un double souvenir douloureux : la grande peste de 1720 et les combats de la Première Guerre mondiale. C'est l'archevêque de Marseille Joseph Antoine Fabre qui, dès sa lettre pastorale de Noël 1918, annonce la décision de bâtir une nouvelle église pour remplacer l'église Saint-Adrien et Saint-Hermès, devenue trop petite pour le quartier du Rouet en pleine expansion. La première pierre est posée le 7 novembre 1920, date choisie pour marquer le deuxième centenaire du vœu de François-Xavier de Belsunce, qui avait consacré Marseille au Sacré-Cœur en pleine épidémie pour en obtenir la cessation.

L'architecte Théodore Dupoux, disciple de l'abbé Joseph Pougnet, conçoit l'édifice dans un style romano-byzantin. Il meurt le 26 décembre 1924 sans avoir pu conduire la totalité du chantier, et son fils lui succède. Quatre évêques se relaient pour assurer la maîtrise d'ouvrage : Joseph Antoine Fabre, puis Daniel Champavier (1923-1928), Maurice-Louis Dubourg (1928-1936) et Jean Delay (1937-1956). C'est ce dernier qui confie la réalisation à Paul-Marie Barthélémy Dejean, dont l'investissement fut tel qu'il repose aujourd'hui dans un caveau de l'une des chapelles de l'édifice. Après 27 ans de travaux, la construction est déclarée achevée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, non sans que le programme initial ait dû être simplifié — ce qui confère à l'ensemble un aspect plus moderniste que l'esprit romano-byzantin d'origine. Le 5 mai 1947, le cardinal Roques, archevêque de Rennes, procède à la consécration. Le 17 septembre 1997, le pape Jean-Paul II élève l'église au rang de basilique mineure. En février 2014, la basilique accueille la session d'ouverture de l'enquête du procès en béatification et canonisation de la visitandine marseillaise Anne-Madeleine Rémusat.

Architecture et patrimoine

La basilique s'élève à 27,90 m, bâtie au-dessus d'une crypte occupant le quart de sa surface totale. Les pierres de taille proviennent de plusieurs carrières : les soubassements et parties extérieures sont issus des carrières de La Roche d'Espeil à Sanary-sur-Mer, l'intérieur de la crypte et les socles de piliers de Saint-Symphorien près de Bonnieux, tandis que l'intérieur de la nef fait appel à des pierres de Buxy et de Saint-Gengoux en Saône-et-Loire. Des colonnes en granit — de Corse pour les plus grandes, de Suède pour les autres — supportent une voûte dont le sommet atteint 22,50 m. Un clocher central dont la flèche aurait culminé à 62 m était initialement prévu, mais sa construction fut abandonnée faute de moyens financiers. Le parti général de la nef, des collatéraux et des chapelles axiales s'inscrit dans la même logique que celui retenu par Pierre Bossan pour l'église Notre-Dame-du-Rosaire, construite quelques rues plus loin soixante ans auparavant.

Les vitraux ont été réalisés par les ateliers Champigneulle à Paris, sur des dessins d'Henri Pinta (1856-1944), prix de Rome, originaire de Marseille. Dans les bas-côtés nord et sud, six tableaux retracent l'histoire de la dévotion au Sacré-Cœur, depuis la scène de la lance du soldat Longin jusqu'à la basilique du vœu national de Montmartre, en passant par les apparitions à sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial en 1672 et le vœu des échevins de Marseille du 28 mai 1722. Dans le chœur, douze vitraux du souvenir répartis en six baies rendent hommage aux soldats morts pendant la Première Guerre mondiale. Henri Pinta est également l'auteur de la grande mosaïque de 120 m² ornant la voûte du chœur. Parmi le mobilier, une pietà due au sculpteur Louis Botinelly est installée le 11 novembre 1948 lors de l'inauguration de la chapelle de Notre-Dame de Pitié. L'édifice conserve le cœur d'Anne-Madeleine Rémusat (1696-1730), visitandine de Marseille considérée comme l'inspiratrice de la consécration de la ville au Sacré-Cœur par l'évêque Belsunce le 1er novembre 1720. Le grand orgue intègre une partie des jeux provenant de l'orgue de l'église Saint-Charles d'Alger, construit en 1936 par la Manufacture Lorraine de Grandes Orgues de Boulay ; il compte aujourd'hui 43 jeux répartis sur quatre claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes, avec une transmission électrique.

Carte des églises

OpenStreetMap

Les fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.

Partager

Signaler une erreur

Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.

Service

Chercher une autre église

Indiquez une ville ou une commune pour consulter ses églises et leurs horaires.