Cathédrale Saint-Gatien de Tours
Cathédrale Saint-Gatien de Tours
Messe(s) du week-end
Dimanche : 11h00
Dimanche : 18h30
Dimanche : 18h30
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Présentation de la cathédrale
Près de quatre siècles de travaux, du règne d’Henri II Plantagenêt jusqu’à François Ier : la cathédrale Saint-Gatien raconte à elle seule l’histoire de Tours et l’évolution du gothique français, de ses balbutiements à son apogée flamboyante.
Histoire
Lorsqu’en 1170, un incendie ravage l’ancienne cathédrale romane, l’évêque décide de reconstruire en grand. Le chantier débute par le chœur, dans un style gothique encore sobre, inspiré du premier art ogival d’Île-de-France. Mais les travaux s’éternisent. Au XIIIe siècle, la nef s’élève lentement tandis que les guerres et les difficultés financières ralentissent l’avancée. Le transept ne sera achevé qu’au XIVe siècle.
C’est à la Renaissance que la cathédrale prend son visage définitif. Entre 1507 et 1547, les deux tours de façade reçoivent leurs couronnements en style Renaissance italienne, ces dômes élégants qui surprennent au sommet d’un édifice gothique. Dédiée à saint Gatien, premier évêque de Tours au IIIe siècle, elle est le siège de l’archidiocèse depuis les origines du christianisme en Touraine, une terre profondément marquée par la figure de saint Martin.
Architecture et trésors
La cathédrale mesure environ 97 mètres de long pour 28 mètres de large dans la nef. Les voûtes culminent à 29 mètres, et les tours de façade atteignent 68 et 69 mètres de hauteur. L’ensemble frappe par sa cohérence malgré les siècles de construction.
Les vitraux constituent l’un des plus beaux ensembles du XIIIe au XVe siècle en France. La grande rose occidentale, datée d’environ 1270, déploie ses couleurs avec une intensité saisissante. Les roses du transept, plus tardives, témoignent de l’évolution du style rayonnant vers le flamboyant. Dans le chœur, les verrières hautes du XIIIe siècle conservent des bleus profonds caractéristiques de cette époque.
Le cloître de la Psalette, accolé au flanc nord, est un petit bijou de la fin du XVe siècle. Son nom provient de l’école de chant (psalmodie) qui s’y trouvait. On y accède par un escalier à vis dont la voûte en palmier force l’admiration. À l’intérieur de la cathédrale, le tombeau des enfants de Charles VIII et Anne de Bretagne, sculpté en marbre blanc au début du XVIe siècle, est une pièce d’une finesse bouleversante.
Visiter la cathédrale Saint-Gatien
La cathédrale est ouverte tous les jours, généralement de 9h à 19h en été et de 9h à 17h30 en hiver. L’entrée est libre pour la nef et le chœur. Le cloître de la Psalette se visite moyennant un droit d’entrée modique, et la montée dans les tours offre un panorama sur la ville et la vallée de la Loire.
En arrivant par la place de la Cathédrale, prenez le temps d’observer la façade occidentale : les trois portails richement sculptés, puis levez les yeux vers les tours coiffées de leurs lanternons Renaissance. À l’intérieur, dirigez-vous d’abord vers le chœur pour profiter de la lumière filtrant à travers les vitraux du XIIIe siècle, avant de rejoindre le tombeau princier.
Le saviez-vous ?
La cathédrale abrite un orgue dont le buffet date du XVIe siècle, l’un des plus anciens de France encore en fonction. Il a été remanié plusieurs fois, mais sa tribune Renaissance en noyer sculpté est d’origine.
Les couronnements Renaissance des tours ont été longtemps critiqués par les puristes du gothique, qui les trouvaient incongrus. Aujourd’hui, ce mélange des styles fait partie du charme de l’édifice et rappelle que Tours fut un haut lieu de la Renaissance française, résidence favorite de plusieurs rois.
Le cloître de la Psalette possède une particularité rare : sa galerie supérieure, ajoutée au début du XVIe siècle, comprend une bibliothèque qui conservait autrefois les manuscrits du chapitre. C’est l’un des derniers cloîtres canoniaux encore visibles en France.