Argol
Finistère · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Argol
Argol, commune du Finistère en Bretagne, possède une histoire religieuse ancienne. Selon Arthur de La Borderie, citant le cartulaire de Landévennec, c'est le roi Gradlon qui, vers le VIe siècle, aurait donné à saint Guénolé les plous de Telgruc et d'Argol avec la trève de Carvan (aujourd'hui Trégarvan). En réalité, le fief abbatial de Landévennec, qui comprenait Landévennec, Argol, Trégarvan et une partie de Telgruc, remontait au fondateur de l'abbaye, saint Guénolé, qui l'avait formé dès les premiers temps de l'émigration bretonne en s'en appropriant le sol par le défrichement et la culture.
La paroisse d'Argol aurait englobé Landévennec, Telgruc et Trégarvan. Jusqu'à la fin du XIe siècle, les religieux exerçaient un ministère actif dans toute la région. À la réforme de Grégoire VII, l'évêché de Cornouaille prédomine : l'abbé de Landévennec revendique le titre de recteur primitif d'Argol, Telgruc, Edern, Dinéault, Châteaulin et Crozon jusqu'en 1363, date à laquelle cette paroisse passa sous l'autorité d'un duc de Rohan qui la remit à l'évêque de Cornouaille.
Aux XVe et XVIe siècles, Argol jouit d'une certaine aisance, dont témoignent les nombreux édifices. Les guerres de la Ligue troublèrent ce bien-être : en 1593, les troupes de Sourdéac saccagent les édifices ; en 1594, les ligueurs brisent la croix du cimetière.
Toponymie d'Argol
Le nom est attesté sous les formes Archol et Arcol au XIe siècle. Le toponyme breton Ar Goll signifierait « en perdition », d'où l'hypothèse spéculative qu'Argol serait lié à la submersion de la ville d'Ys, alors qu'en argoll désigne plus probablement « des terres en perdition ». Une autre lecture rattache le nom au vieux breton koll, ar gollenn, « coudrier », avec le préfixe ar (devant, près de).
Patrimoine religieux à Argol
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été construite aux XVIe et XVIIe siècles au sein d'un enclos paroissial ouvert sur le bourg par une porte monumentale de style classique, datée de 1658 : une grande arcade centrale en plein cintre, encadrée de deux arcades latérales, est entourée de lanternons, colonnes cannelées et clochetons à boules qui décorent l'entrée de l'enclos, tandis qu'au fronton la statue équestre du roi Gradlon domine l'ensemble. Le calvaire du placître date de 1653.
Trois fontaines sacrées jalonnent le territoire : la fontaine Sainte-Agnès au village du Merdy en direction de Trégarvan, la fontaine Sainte-Geneviève à la sortie du bourg, et la fontaine Notre-Dame-de-Rochemadou au village de Trovéoc. Plusieurs chapelles ont disparu : l'une se trouvait au village de Trémenez, l'autre au hameau de la Trinité, Notre-Dame-de-Rochemadou, en ruines au XIXe siècle, dont il ne reste qu'une statue, une fontaine et un champ appelé Park ar Chapel.
Saints liés à Argol
Saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec, est la figure tutélaire d'Argol : c'est lui qui aurait formé le fief abbatial englobant la paroisse dès les premiers temps de l'émigration bretonne. La tradition rapportée par le cartulaire de Landévennec associe également le roi Gradlon, dont la statue équestre couronne l'arc de triomphe de l'enclos paroissial.
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