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Bruyères-sur-Oise

Val-d'Oise · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Bruyères-sur-Oise

Bruyères-sur-Oise est une commune du Val-d'Oise, en Île-de-France, peuplée de 4356 habitants. Le territoire est occupé depuis le néolithique, comme l'indiquent diverses découvertes d'outils en pierre taillée. Le site est également habité durant l'Antiquité, attesté par la découverte en 2009 d'un probable enclos fossoyé de l'époque gauloise et par des vestiges d'une villa gallo-romaine sur l'île des Aubins.

Un village médiéval a existé de part et d'autre de la « Vieille Allée » qui reliait Bruyères au prieuré féminin Saint-Martin de Boran. Fondé à la fin du Xe siècle ou au début du XIe siècle, on en trouve la trace pendant quatre à cinq siècles, et son abandon se rattache peut-être à la guerre de Cent Ans. Au début du XIIIe siècle, trois personnages — dont une dame surnommée « de Bruières » — sont mentionnés dans la liste des vassaux du comte de Beaumont. Au XVIe siècle, Bruyères appartient aux Laisné.

Selon Expilly, la châtellenie de Bruyères, portée avec la seigneurie de Monceaux par le mariage de Marguerite Laisné avec Pierre I de Maupeou, passa ensuite à la famille de Maupeou. René II de Maupeou, Président en la première chambre des enquêtes du Parlement, fit ériger la châtellenie en vicomté par lettres de septembre 1657. Bruyères échut ensuite à Mgr Augustin de Maupeou (1648-1712), archevêque d'Auch, puis à René-Charles de Maupeou, vice-chancelier de France, et enfin à René-Nicolas de Maupeou, dernier chancelier et garde des Sceaux de France.

Toponymie de Bruyères-sur-Oise

Le nom de la localité est attesté sous les formes Brocaria en 670, Brogaria en 797 et 799, Ecclesia de Bruyeris en 1122, et Brueriae en 1467. Le nom provient du bas latin d'origine gauloise brucaria, signifiant bruyère, et du cours d'eau éponyme.

Patrimoine religieux à Bruyères-sur-Oise

L'église Saint-Vivien, classée monument historique en 1938, domine le patrimoine religieux de la commune. La fondation de la paroisse remonte à 755, mais son histoire reste mal connue. Des fouilles archéologiques menées vers 1970 ont mis en évidence les trois absides en hémicycle du chevet roman, datées de la fin du XIe ou du premier quart du XIIe siècle. La partie la plus ancienne de l'église actuelle est le clocher, dont la base est contemporaine de ces vestiges, à l'exception de la fenêtre. Le premier étage de baies présente des chapiteaux de belle facture. Le second étage de baies, original par sa disposition, a été entièrement reconstitué après sa destruction pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940.

Le chœur et son collatéral sud, un peu plus récents que les étages du clocher, datent pour l'essentiel du milieu du XIIe siècle, y compris les quatre voûtes d'ogives archaïques. Les fenêtres gothiques rayonnantes de la seconde moitié du XIIIe siècle qui éclairent le chevet, et le caractère plus résolument gothique de la chapelle latérale nord ajoutée à la même époque, font un peu oublier l'ancienneté réelle du sanctuaire. La nef et ses bas-côtés ne sont pas voûtés et se caractérisent par leurs grandes arcades dans le style gothique primitif du début du XIIIe siècle. Les murs hauts de la nef remontent toutefois à la période romane, comme l'indiquent les vestiges des anciennes fenêtres hautes.

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