Corlay
Côtes-d'Armor · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Corlay
Corlay est une commune de Côtes-d'Armor, en Bretagne, qui compte 916 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Corle vers 1170, Mons de Corle en 1184, ne peut être retenue. Selon Jean-Yves Le Moing, le nom se compose des mots bretons ' « lieu enclos » et ' « lieu », ' et ' en breton moderne. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne.
Corlay a été une paroisse de l'Armorique primitive, qui englobait alors aussi les paroisses du Haut-Corlay et de Saint-Bihy, Le Bodéo, La Harmoye et Saint-Martin-des-Prés. Le château de Corlay, aurait été construit vers 1195 par Henri, chevalier, seigneur de Corlay. Il est mentionné pour la première fois en 1296. Détruit lors des guerres qui ensanglantèrent la Bretagne, notamment la guerre de Cent Ans, il fut reconstruit à neuf en 1485 par le vicomte Jean II de Rohan, avec la permission du duc François II d'y rétablir le guet, donnée par lettre donnée à Nantes le. Selon un aveu de 1471, la châtellenie de Corlay, un des trois membres de la vicomté de Rohan, comprenait 12 trèves: « Corlé [Corlay] (résidence seigneuriale), Saint-Martin-des-Prés, Merléac, le Quilio, Saint-Mayeuc, Saint-Gilles-Vieux-Marché, Caurel, Laniscat, Saint-Guelven, Rosquelfen, Saint-Igeau, Plussulien ». La ville de Corlay était aussi fortifiée, comme l'illustre le siège de la ville et du château de Corlay, qui dépendaient alors de la principauté de Guémené, par le duc de Mercœur en 1592 lors des Guerres de la Ligue; ces deux places furent prises et occupées par des troupes espagnoles alliées aux Ligueurs, mais le des troupes françaises dirigées par Sourdéac, Yves du Liscouët et de Kergourmarc'h battirent les troupes espagnoles.
Mais en 1594 Guy Eder de la Fontenelle s'empara de la ville et du château de Corlay, s'y retrancha et fit de grands ravages dans les environs jusqu'à ce que le maréchal d'Aumont marche sur la ville en dans le but de l'assiéger, mais La Fontenelle en déguerpit avant. En 1599 Henri IV ordonna de démolir le château qui était déjà en bonne partie ruiné en raison des conflits survenus. Aux, la production textile de toiles dites « de Bretagne » se développa dans le quadrilatère Saint-Brieuc - Corlay - Pontivy - Moncontour; ces toiles renommées étaient exportées en Espagne et dans les colonies espagnoles (elles étaient appelées bretanas, quintines ou pondivi) via Cadix principalement, où des marchands français, notamment Malouins (par exemple les familles Magon, de la Haye, Éon) étaient installés. de la région de Corlay (1787). Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Corlay en 1778 Devenue chef-lieu de canton, la ville de Corlay est occupée par 500 chouans en 1795.
U La coiffe de Corlay était une coiffe caractéristique du Pays Fañch. Corlay est aussi le nom d'un étalon célèbre qui, à la fin du, « porta à l'apogée l'élevage du pays dont il portait le nom ». Le comte Henry de Robien évoque dans un livre paru en 1908 un étalon dénommé "Corlay" placé dans un box de l'administration des haras dans l'enceinte du château de Corlay, qui était très renommé et prolifique, attirant les propriétaires de juments qui affluaient à Corlay pour les saillies; cet étalon célèbre est mort dans les dernières années.
Au et dans la première moitié du, l'élevage des bidets bretons a fait la renommée de la région de Corlay. En 1905 Gustave Geffroy écrit: « La gloire de Corlay, c'est, plus que partout ailleurs, l'élevage des chevaux, dits doubles bidets de montagnes, qui sont le produit d'une race ramenée dans la pays à l'époque des Croisades. Des courses sont bien sûr organisées plusieurs fois par an. Les douze foires annuelles ont pour objet la vente de ces chevaux, richesse de la région toute en prairies, la culture y étant presque totalement négligée. Les routes sont sillonnées de cavaliers qui dressent des montures et s'exercent à l'équitation. Gustave Geffroy écrit aussi que les hommes, y compris les jeunes gens, portent « presque tous le costume local: large chapeau, veste Louis XVI s'ouvrant sur un gilet à double rangée de boutons, culotte de cheval et houseaux bridés sur des chaussures armées d'éperons.
Les femmes (.) sont des fileuses, leur réputation est grande, leur fil fin et régulier peut servir aux dentelles ». Le même auteur écrit aussi que « sur la place de l'église, chaque dimanche avant la messe, s'installe un petit marché de beurre, d'œufs, de lait, de poteries. Ce sont les marchands du temple, dont l'installation remonte à une époque reculée ». Un soldat (Darius Dupays) est mort durant le conflit du Levant en 1920 en Turquie. Le monument aux morts de Corlay porte les noms de 15 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale.
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